Butembo-Beni : Mgr Sikuli constate ‘‘une précarité’’ dans les séminaires qui forment des prêtres et religieux suite à l’insécurité

Les séminaires pour la formation de prêtres et religieux fonctionnant en diocèse de Butembo-Beni traversent une situation de précarité depuis la détérioration de la situation sécuritaire dans la région. C’est Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, évêque de ce diocèse, qui l’a dit le dimanche 27 octobre 2024. C’était après la messe d’ouverture de l’année de formation sacerdotale pour les deux grands séminaires de l’entité ecclésiastique.

L’évêque de Butembo-Beni venait d’écouter les défis qu’épinglaient les recteurs de deux maisons de formation qui ne permettent pas un bon encadrement de ces futurs prêtres.

Au Philosophat Regina Pacis comme au Théologat Saint-Octave, il a été souligné la difficulté de nourrir les séminaristes, car la majorité de chrétiens qui les soutenaient n’accèdent plus à leurs champs à cause de l’insécurité.

Pour l’évêque de Butembo-Beni, la vie de tout le monde est devenue plus difficile qu’on ne sait plus demander le soutien de chrétiens comme les années passées.

« Si nos paroisses étaient viables, s’il y avait la paix et que tout le monde travaillait comme on a eu à travailler les années antérieures, on n’avait pas tous ces problèmes. Ça devient alors plus difficile de leur demander même d’intervenir… ils vont le faire avec quoi ? Donc, c’est ça notre grand problème », a révélé l’évêque de Butembo-Beni.

L’Ordinaire du lieu remercie les fidèles qui continuent de se donner généreusement pour la formation de futurs ministres de Dieu. Monseigneur Sikuli Paluku croit que tout pourra revenir à la normale dès que la paix sera rétablie.

« Nous commençons une année académique où nous avons des séminaristes qui viennent presque de tous les diocèses de la province ecclésiastique de Kisangani et de ceux du Kivu, qui sont ici. Nous demandons qu’ils vivent ici dans des conditions paisibles. Donc, au moins ça. De bonnes volontés ne manquent pas. Je dois beaucoup remercier les fidèles, parce qu’en dépit de ces situations, quand ils reçoivent nos appels, ils donnent généreusement. C’est cela même qui nous permet d’oser commencer l’année, parce que nous avons cette expérience-là de voir qu’ils n’ont pas perdu les cœurs pour aider à la formation de futurs ministres de l’église », a-t-il démontré.

Mis à part ces deux grands séminaires, d’autres maisons de formation sont entretenues par différentes congrégations féminines et masculines implantées et œuvrant en diocèse d Butembo-Beni. Les étudiants proviennent de plusieurs diocèses de la RDC et même d’autres pays.

Stanley Muhindo    

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