Nord-Kivu : ce que la population attend du nouveau chef de la collectivité de Bwito
Le chef de chefferie intérimaire a été installé, mardi 29 septembre 2020, dans la collectivité de Bwito, en territoire de Rutshuru. Monsieur Raphael Nyamulagha Kikandi III vient assumer l’intérim de son père malade, Kalekene Kikandi II. Des attentes sont nombreuses au sein de la communauté locale.
Ces attentes vont de la promotion de la cohabitation pacifique entre les ethnies à la sécurité de toute la chefferie en passant par le développement. Selon Emmanuel Irankunda, président de la jeunesse de Bwito, le chef de chefferie Intérimaire doit mettre face-à-face les leaders de différentes ethnies en vue de la cohabitation pacifique.
« Ce que le Mwami doit faire urgemment, c’est susciter une cohésion entre les communautés ethniques. Le Mwami n’appartient pas à une seule communauté ethnique. Et la chefferie de Bwito compte plusieurs ethnies, ce que le chef de chefferie doit faire, c’est convoquer un forum pour réunir tous les leaders communautaires de la chefferie de la Bwito autour d’une table. Ensuite, il doit rappeler les chefs de groupement qui ont déjà abandonné leurs zones respectives pour que chacun mette sa contribution pour construire la paix et le développement de la chefferie de Bwito », précise le président de la jeunesse de Bwito.
Emmanuel Irankunda ajoute que la présence de ce chef de chefferie intérimaire va activer les services et les efforts de tous ceux qui étaient dans l’oisiveté alors qu’ils ont des atouts pour pouvoir travailler et contribuer au développement de Bwito.
Et Emmanuel Kambale Ngenyera de la nouvelle Société Civile en chefferie de Bwito, ajoute « En tant que habitants de Bwito, nous attendons des changements. Nous voulons que la sécurité soit restaurée et que s’en suive le développement. Que les gens vivent comme par le passé, que nous nous voyagions la nuit comme le jour et que nous dormions paisiblement ».
Notez que Raphael Nyamulagha Kikandi III hérite d’une chefferie de Bwito en proie à l’insécurité suite à l’activisme de nombreux groupes armés locaux et étrangers et aux infrastructures très routières délabrées ou quasi inexistantes, indique-t-on.