Butembo-Beni : l’Eglise Universelle propose une voie de sortie des conflits fonciers de Mutitiro/Rughenda

L’Eglise de Butembo-Beni a déjà tenté de chercher la solution durable au conflit foncier Mboko de Mutitiro/Rughenda. Dans ce processus, la Commission Diocésaine Justice et Paix, CDJP, avait conclu, mardi 29 septembre 2020, une première étape de tentative de réconciliation des parties prenantes dans ce conflit. Dans l’attente, l’Eglise avait émis plusieurs suggestions.

Cette étape des assises, vécue en la salle des Légionnaires de Marie à la Cathédrale le 24 septembre 2020, jour d’ouverture, et dans la salle de réunion de la CDJP, les autres jours, a connu la participation de trois familles, à savoir la famille Boniface Ngikiro, la famille Clément Kaherwavolo et la famille Muhindo Mboko. La population qui subit les affres de ce conflit foncier à Mutitiro/Rughenda y a également été représentée.

Répondant à l’objectif de l’équipe de facilitation qui se base sur le principe selon lequel « un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès », pendant une semaine des travaux, ces parties prenantes ont proposé des pistes de solution en vue d’une réconciliation et d’une paix durable entre elles. Mais l’analyse de ces propositions de solution a dénoté quelques handicapes susceptibles de pérenniser le conflit dans la population à Mutitiro.

L’équipe de médiation dit avoir constaté la divergence dans les différentes généalogies présentées par les familles en conflits. Par exemple, une famille dit ne pas reconnaitre certains membres qui se réclament, pourtant, être de cette famille, lit-on dans le compte rendu des assises. En outre, l’équipe des facilitateurs constate que les éléments présentés par les parties en conflits nécessitent beaucoup d’autres compléments.

Ce qui, selon elle, exige la continuité des assises dans un délai de deux semaines. Le temps pour différentes autorités de s’imprégner des résultats de cette première étape qui, avertit la médiation, ne doivent pas signifier « un jugement ».

Des suggestions de l’Eglise

Dans l’attente, la facilitation suggère que, à la prochaine étape, chacune de trois familles en conflit présente physiquement trois à cinq membres pour plus de témoignages. Un autre devoir donné aux conflictuels est celui d’énumérer les terres que compose Mutitiro, préciser leurs vassaux et déclarer si ces terres sont déjà vendues ou non.

L’autre recommandation encore consiste, pour chacune des parties, à dire consciencieusement à quel niveau elle estime avoir tort, éviter des pistes de solutions qui ne donnent que des droits à son camp et proposer quel sort elle réserve à la population victime. Cette population que la médiation appelle à l’apaisement et à la patience du retour de la paix à Mutitiro.

Notons que l’équipe de facilitation des échanges de réconciliation dans le conflit foncier de Mutitiro/Rughenda est composée de l’Abbé Aurélien Kambale Rukwata, Directeur de la CDJP, du père Jean-Marie Vianney Musongya, curé de la paroisse catholique Notre Dame de Banneux de Misebere, du Révérend Noël Kakule Ngitsi, Pasteur de la paroisse EERA Mbolu, du député provincial Mbusa Mbenze Yotama, du député national Tembos Yotama, de Salu Raphael, enseignant au CDPCL, de Edgar Katembo Mateso, envoyé du président de la Coordination urbaine de la société civile de Butembo, et de Maitre D’Alzon Syamasamba de la CDJP.

La Rédaction

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