Butembo : le Centre de Rattrapage Scolaire Kiro applaudit l’adaptabilité des enfants de la rue dans l’apprentissage des métiers

Le Centre de Rattrapage Scolaire, CRS-Kiro au diocèse de Butembo-Beni a donné son appréciation positive sur le changement adoptable constaté les enfants formés au CRS-Kiro. Le Directeur de ce centre s’est exprimé à ce sujet au cours d’une interview-bilan accornée à RMBB vendredi 13 novembre 2020. Kambale Musavuli Jean Bosco mentionne que les enfants de la rue sont intelligents et appliqués dans les métiers.

Ainsi Kambale Musavuli Jean Bosco donne son appréciation du changement constaté sur au moins 5 00 filles et garçons formés au CRS-Kiro pendant les 10 dernières années. Il mentionne que ces enfants se débrouillent même plus que d’autres personnes, après la formation scolaire ou professionnelle.

De cet élan, il estime que les autorités compétentes trouveraient urgent de soutenir les structures qui encadrent les enfants en rupture familiale pour la formation scolaire et l’apprentissage des métiers. Objectif, communier, d’une façon accélérée, à la l’éradication du phénomène « Enfants de la rue ».

« Nous encourageons les services de l’Etat à bien voir comment encadrer ou aider à encadrer ces gens afin qu’ils ne soient pas nuisibles à la société, mais bénéfiques. A partir de ces enfants, on peut gagner quelques choses. Si ces enfants parviennent à améliorer leur vie, on peut, d’ici là, voir la ville de Butembo se développer », tente d’expliquer Kambale Musavuli Jean Bosco.

A la recherche de la survie, les enfants se retrouvent dans les rues

Le Directeur du CRS-Kiro regrette que ce soient les enfants ayant fait l’exode rurale pour les services de ménages chez les particuliers, les orphelins ou les filles-mères qui soient, souvent, retrouvés en souffrance dans les rues. Une souffrance leur imposée par « les grands », dénonce notre source.

« Donc, ce sont de telles catégories de personnes que nous rencontrons. Elles ont du mal à évoluer. Elles sont étouffées par de grandes personnes. C’est pourquoi le CRS-Kiro a été créé pour soulager ces jeunes afin qu’ils soient libérés de cet étouffement. Que chacun de nous reconnaisse qu’il a le devoir d’aider à éduquer ces jeunes. Leur encadrement est problématique et regorge des difficultés surtout psychiques : Ce sont des enfants qui sont traumatisés, blessés intérieurement », interpelle-t-il.

Kambale Musavuli Jean Bosco encourage les parents à éduquer leurs enfants dès le bas âge pour les préparer à vivre bien dans leur avenir. Le Directeur du CRS-Kiro chute par montrer que les enfants adoptifs méritent aussi une éducation sérieuse au même titre que les enfants biologiques.

En rappel, anciennement récupérées de mauvaises conditions de vie, 10 filles ont reçu, vendredi 13 novembre 2020, leurs brevets d’aptitude professionnelle au CRS-Kiro. C’était après deux ans de formation en coupe et couture pour six et une année d’apprentissage en tricotage pour quatre autres.

Patrick Kalungwana

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