Beni : les activités socio-économiques paralysées à Mangina sur ordre de la société civile qui exige  le départ  du commandant de la PNC

Les activités sont restées paralysées depuis le matin de ce mardi 23 Mars 2021 en commune de Mangina située à plus de 30 kilomètres à l’ouest de la ville de Beni. Les habitants ont obéi au mot d’ordre de la société civile qui a décrété une grève « illimitée » à partir de ce mardi. Les forces vives exigent le départ  du commandant de la police commissariat de Mangina qui rejette en bloc les accusations des forces vives.

Selon les forces vives locales, le major Maurice Lofanjola est incapable d’assurer correctement son rôle dans la protection de la population et ses biens. Pendant ce temps, les éléments de la police ont été visibles dans les coins chauds de la commune. Dans le secteur éducatif, déjà à 8 heures après les parades matinales, les chefs d’établissements scolaires ont renvoyé les enfants à la maison. Ils sont nombreux ces élèves qui plaident plutôt pour la fin de cette grève.

« Dans notre secteur éducatif, nous sommes un peu en arrière par rapport au programme. Je souhaiterai que cette grève soit vite limitée parce que nous approchons les examens du premier semestre », lance cet élève.

Les activités ont été aussi suspendues dans les autres secteurs. Les portes des boutiques, institution de microfinance, magasins et autres maisons de commerce sont restées fermées. Sauf quelques officines pharmaceutiques, les différentes structures sanitaires et des restaurants ont ouvert leurs portes. Pas de transport en commun non plus. Les conducteurs de moto taxi de Mangina se sont joints à l’appel de la société civile qui demande le remplacement pur et simple du numéro un de la police.

Contacté par Radio Moto Butembo-Beni, le major Maurice Lofanjola qualifie les accusations qui justifient l’action de la société civile d’un simple montage.

« La situation est calme, la circulation est normale, mais seulement les magasins ont fermé. Les accusations de la société civile sont des montages. Ce n’est pas fondé. Nous attendons la réaction de la hiérarchie qui a promis de venir à la fin de la semaine », confie-t-il à RADIOMOTO.NET.

« Il ne fait que boycotter… »

Pendant ce temps, la société civile accuse le commandant de la police de placer le boycott au premier plan dans ses réactions à rapport avec les revendications de la société civile.

« Nous avons vu qu’il y a des vols à mains armées. Il y a au moins plus de 7000$ dépouillés par des bandits à la population. Nous voulons que le Commissaire Supérieur Principal nous emmène un autre major de Police qui sera à mesure de sécuriser la population de Mangina. Maurice Lofanzola est porte-parole du comité local de sécurité dont nous sommes aussi membre. Souvent, il y a des activités que nous proposons mais il boycotte. Donc, ça veut dire qu’il n’accepte pas ce qui est dit par le comité de sécurité voire de la population. Raison pour laquelle, il est devenu « persona non grata » pour la population. Nous avons d’abord pris deux jours dans nos actions de grande envergure. Donc ce mardi et le mercredi », a expliqué Rangi Juspon, président de la société civile de Mangina.

Visiblement la première journée a été respectée par les habitants qui mettent la pression aux autorités du territoire afin d’obtenir le départ de leur cible. Une délégation des autorités est attendue à Mangina pour s’imprégner de la situation, annonce le commandant de la PNC désavoué.

Jonas Aristote & Joël Kaseso 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *