RDC : le REDHO fustige la violation des droits de l’homme dans le Grand-Nord pendant l’année 2021

L’année 2021 a enregistré plusieurs cas de violation de droits de l’homme dans le Grand-Nord. Le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO) mentionne que l’insécurité grandissante à l’Est du pays particulièrement à Beni, Lubero et Ituri est à la base de cette hausse de cas de violation des droits de l’homme.

Cette évaluation a été faite ce vendredi 10 décembre par Maitre Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO au cours d’une interview avec RADIOMOTO.NET. C’était à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’homme célébrée chaque 10 décembre. Pour ce défenseur des droits de l’homme, le nombre de victimes massacrées par les rebelles ADF a augmenté. Plusieurs écoles, véhicules et hôpitaux ont été incendiés.

« 2021 est une année où il y a eu beaucoup de massacres. Même des cas de violences sexuelles, surtout les tueries provoquées par les ADF. On a brulé des hôpitaux, on a éventré des femmes en plein accouchement, on a brulé des gens dans les véhicules, des enfants ont été massacrés ; c’est vraiment catastrophique », a-t-il déploré.

Notre interlocuteur sollicite l’implication des autorités locales, nationales et internationales dans la sécurisation de la population afin de pouvoir diminuer les violations des droits de l’homme. Toutefois, Muhindo Wasivinywa rassure que la mutualisation des forces entre FADC et UPDF de l’Ouganda pourra soulager la population qui n’a que besoin de la paix.

« Nous ne manquerons pas de soutenir les accords qu’a signé notre chef de l’Etat avec l’Ouganda. Apparemment la présence des Ougandais pourra changer quelque chose, d’après les informations que nous avons, bien que nous ne connaissons pas le vrai agenda  qui peut être changé », a-t-il lancé.

A l’occasion de la journée des droits de l’homme, le REDHO rappelle à toute la population de Butembo que le dépôt d’une plainte et la visite d’une personne à la prison ou au cachot est gratuit. Ce réseau ajoute que toutes les violences sexuelles et celles basés sur le genre sont punissables ; mais aussi le respect des droits de l’homme est une affaire de Tous.

Léonce Muliwavyo

 

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