Goma-3 civils en captivité : les étudiants exigent l’implication du Gouvernement  

Des centaines d’étudiants de la ville de Goma sont descendus dans la rue l’avant midi de ce lundi 13 décembre 2021. Ces étudiants exigeaient la libération de leurs camarades de l’Université catholique la Sapientia, Kidnappés en fin de la semaine du 06 décembre, en plein retour à domicile à Mugunga quartier Ouest de la ville.

La marche est partie de l’Université la Sapientia en passant par terminus et entrée présidentielle jusqu’au gouvernorat de province, où ils sont allés déposer un mémorandum auprès de l’autorité provinciale.

Munis des calicots sur lesquels on pouvait lire « Nos camarades méritent mieux que ça, nous exigeons l’implication du gouvernement pour leur libération ». Ces futurs cadres ont bénéficié du soutien des taximen, dont l’un des leurs, figure également parmi les otages.

Aussitôt arrivés à l’hôtel du gouvernorat, un comité de circonstance a été constitué pour fouler l’enclos du patron de la province, enfin que lui soit remis le mémorandum et lui présentées quelques inquiétudes.

Outre le poing du doigt des autorités provinciales et urbaines à faillir dans leur implication dans le processus de libération des otages jusqu’ici sous le bain de torture des ravisseurs, les étudiants jettent des pierres sur le réseau de télécommunication AIRTEL, dont se servent toujours et toujours les malfrats pour recueillir les rançons auprès des familles des otages, notamment par AIRTEL Money.

Blaise Serutoke, Jemima ; ces deux étudiants et Eben, le chauffeur du taxi à bord duquel ils se déplaçaient de retour d’un festin de soutenance; restent entre les mains des ravisseurs.

Ces derniers ont, il y a peu; publié des photos des otages sur lesquelles ils les montraient ligotés, canon de fusil et machette à leurs dessus, comme pour terroriser leurs familles et les inciter à débourser des montants colossaux en guise de rançon.

Mugunga, Ndosho ou encore Lac Vert, ce trio de quartiers sud ou Nord-ouest de la ville sont, comme qui dirait, devenus l’épicentre du kidnapping. L’on chiffre à environ une dizaine de cas de ce genre ces deux derniers mois, dont le plus récent est celui des humanitaires du comité international de la croix rouge CICR, Kidnappés à quelques kilomètres de Mugunga sur la route Goma-Sake, puis relâchés la semaine dernière.

John Tsongo

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