Télécoms : AIRTEL sommé de géolocaliser tous les numéros ayant déjà servi les kidnappeurs à Goma

Le procès opposant le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), à la maison de télécommunications AIRTEL s’est ouvert ce mardi 1er mars 2022 au chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Le dossier est en instruction au Tribunal de Grande Instance (TGI) Goma. Les avocats des deux parties ont été tous présents à l’audience.

Au cours de cette audience qui n’a duré que peu de temps, les plaignants soutenus par les victimes ont exigé à AIRTEL la géolocalisation de tous les numéros ayant déjà servi les ravisseurs lors de différents épisodes transactionnels des rançons entre les kidnappeurs et les familles des kidnappés.

Ce mardi, deux victimes dont les enfants demeurent encore entre les mains de leurs ravisseurs, alors qu’elles ont déjà payé la rançon via des numéros AIRTEL, étaient au procès.

Pour Sifa Thérèse, l’une de ces personnes lésées par AIRTEL, « ce réseau est obligé de géolocaliser le numéro du preneur d’otage de son enfant qui reste toujours en destination inconnu, alors que le numéro du bourreau est toujours joignable en ligne ».

Gervais Rabo, lui, dit avoir perdu son fils aîné depuis trois mois. Il a même payé la rançon, mais son fils tarde à lui être restitué. Du coup, la colère contre AIRTEL ne fait que prendre ses aises dans son cœur.

Les avocats de deux parties antagonistes ont tous refusé de se livrer à la presse. Pendant ce temps, la prochaine audience a été projetée pour le mardi 8 mars 2022 prochain.

Le motif pour la LUCHA d’intenter une action judiciaire contre AIRTEL, c’est qu’elle l’accuse de collaborer avec les kidnappeurs, ou mieux de leur faciliter les opérations au cours desquelles se passent les échanges d’argent entre les familles des victimes et les ravisseurs qui se servent toujours, insinue ce groupe de pression, des numéros AIRTEL.

John Tsongo

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