RDC-Exetat : les lauréats de 2009 et 2015 appelés à compléter des nouvelles souches pour obtenir leurs diplômes ; une mesure qui délie les langues à Kirumba

Les candidats à l’Examen d’Etat (Exetat), éditions 2009 et 2015, dont les diplômes sont retenus à Kinshasa devront encore compléter des souches et remplir plusieurs autres formalités de routine. Cette situation qui concerne toute la République démocratique du Congo a fait l’objet d’une grande réunion des personnes concernées dans la sous-division de l’EPST Kirumba en territoire de Lubero ce dimanche 13 mars 2022. Quelles ont été les grandes questions, les orientations à suivre et les mesures prises ? 

La salle des réunions était pleine si bien que d’autres personnes ont suivi le déroulement de la réunion à partir de l’extérieur. « C’est un problème réel et sensible dans la communauté », a lancé un finaliste parmi plusieurs autres autour du Sous-PROVED.

Pour certains lauréats, il y a 13 ans qu’ils ont passé l’examen d’Etat alors que pour d’autres, 7 ans.

« Plusieurs d’entre nous (Lauréats, ndlr) ne sont plus dans le milieu », s’est désolé un participant. A un autre de s’interroger « Pourquoi nous le dire après beaucoup de temps comme Ça ? Que faisaient les autorités, on aurait dû faire autre chose pourtant ? Que dire des personnes qui possèdent seulement la fiche des résultats ? »

D’après Richard Muvunga, directeur de la sous-division, EPST-Kirumba, il y aura un processus à suivre.

« Chaque personne devra encore compléter des souches dans son école d’origine ; le préfet en exercice y apposera sa signature et le sceau, puis le document sera amené auprès de l’Inspecteur Provincial Principal (IPP) pour signature, et les autres étapes vont suivre jusqu’à atteindre Kinshasa », a-t-il expliqué.

Déjà à partir de ce dimanche, les premières listes de demandeurs ont été élaborées. « Elles (Les listes, ndlr) sont attendues à Butembo le mercredi 16 mars. Vos diplômes viendront un jour. Nous devons y travailler pas à pas », a déclaré Richard Muvunga.

Notre interlocuteur ajoute que dans un premier temps, des attestations de réussite ayant valeur de diplôme seront signées par l’IPP avec une validité limité au niveau national, en attendant le diplôme proprement dit. Le même document sera servi aux gens qui possèdent ce qu’on appelle « Journal ».

Jean-Marie Mitavo

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