Beni : 2 écoles rouvrent leurs portes après un mois de fermeture suite à l’insécurité à Isale-Vuhovi

L’école primaire Kalivuli et l’institut secondaire Kathaka ont rouvert leurs portes. Ces écoles sont situées à Kalivuli/Karuruma, en groupement Isale-Vuhovi, dans la chefferie de Bashu en territoire de Beni (Nord-Kivu). Ce fonctionnement intervient au moins un mois après la suspension des activités scolaires sur place, suite à l’insécurité.

L’information a été livrée à RADIOMOTO.NET le jeudi 07 avril 2022 par le Chef de village Kiwanja/Kalivuli, dans la localité de Kivuhe. Pupa Timothée a, au même moment, rappelé que la situation sécuritaire n’est toujours pas rassurante. Il alerte que des hommes porteurs de fusils et d’armes blanches rodent encore autour du groupement Isale-Vuhovi.

« Ça ne tient toujours pas dans ma contrée sur le plan sécuritaire. À Bwino, la population a mis la main sur quatre présumés militaires qui voulaient inquiéter la population à Kavasewe. Ils ont été remis aux autorités militaires basées à Karuruma. En tout cas, des bruits des bottes sont signalés chez nous. Des bandits font des navettes dans notre contrée. Quand ils arrivent dans le milieu, ils pillent les biens de la population », a-t-il expliqué.

Le Chef de village Kiwanja/Kalivuli appelle, par ailleurs, à la collaboration de la population et à l’assistance sécuritaire des autorités compétentes afin que la paix s’installe encore en groupement Isale-Vuhovi.

« Nous chefs locaux, il y a des cas où nous nous décidons de nous rencontrer. Mais lorsque nous nous mettons sur une même table pour discuter des questions sécuritaires, il y a certains d’entre nous qui se désolidarisent et ils estiment qu’on ne peut pas parler de cette affaire. Une autre qui bloque les chefs locaux c’est l’avènement de l’état de siège. Avec ce régime exceptionnel, nous chefs locaux n’avons plus droit à la parole », a-t-il renchéri.

Il convient de noter que la situation sécuritaire reste volatile dans plusieurs entités de la Chefferie de Bashu, surtout dans le Graben. Ici, où plusieurs écoles restent fermées, faute de sécurité.

Muhindo Mukohe

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