Nord-Kivu : cette gamme de faiblesses de l’état de siège (Société civile)

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu a adressé une note évaluative au chef du gouvernement congolais. Dans ce document de 4 pages rendu public le 11 avril courant, la société civile fait état de quelques avancées et faiblesses de ce mode de gestion exceptionnel voulu par le chef de l’Etat congolais dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri depuis près d’une année maintenant.

Au chapitre des avancées, la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu salue la diminution sensible des tensions politiques en province, le paiement régulier et en intégralité des salaires des agents du gouvernorat ainsi que l’augmentation des recettes de la province.

La coordination provinciale de la société civile dresse néanmoins  une gamme de faiblesses de l’état de siège. Dans la partie sud de la province, cette structure citoyenne note le meurtre de plus de 140 civils et l’enlèvement de près de 180 autres, parmi lesquels certains  ont été tués pendant leur captivité. La société civile a également enregistré 17 cas de justice populaire et plus de 540 cas de cambriolages des boutiques et des maisons.

Dans sa note, cette structure fait état également de la résurgence du M23 causant déplacement des populations dans les groupements de Jomba, Kisigari et Rugari ainsi que le pillage des structures de santé.

« Il y a aussi l’érection d’une position militaire de l’armée rwandaise et un abreuvoir des vaches entre les bornes frontières 19 et 20 sur un espace de 400 mètres en RDC par l’armée rwandaise, la multiplicité de barrières illégales sur les axes routiers et la persistance de la perception des frais d’accès aux champs ou aux récoltes », fait remarquer la structure citoyenne.

Et dans la partie nord de la province, la société civile déplore plus de 1.700 civils tués, dont près de 400 pendant la période de mutualisation des forces FARDC-UPDF, la difficulté d’accès aux champs pour les agriculteurs à cause de la présence des groupes armés, l’augmentation de villages abandonnés par leurs occupants du fait de l’insécurité et d’autres faiblesses encore.

Dans sa note, la société civile du Nord Kivu formule plusieurs recommandations en vue de l’amélioration de la situation.

Faustin Tawite

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