Nord-Kivu : les services administratifs accusés d’entretenir le « désordre » sur la route Butembo-Goma

La souffrance soumise et infligée aux usagers de la route Butembo-Goma (Nord-Kivu) préoccupe au plus haut niveau la Coordination de la société civile du territoire de Lubero. Les auteurs de cette souffrance sont, selon la structure citoyenne, les éléments FARDC et les écogardes chargés de l’organisation du Convoi sur le tronçon Kanyabayonga-Kiwanja ainsi que les services administratifs et de sécurité.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 22 avril, la société civile de Lubero note qu’il s’observe depuis plusieurs mois un désordre dans l’organisation du convoi sécuritaire, le non-respect du temps de départ et d’arrivée. Cette situation ne permet pas aux usagers de cette route d’atteindre leur destination au moment souhaité et occasionne le monnayage du passage.

« De ce grand retard infligé, les éléments FARDC qui conduisent le convoi se font corrompre intentionnellement par certains chauffeurs et passagers en vue d’obtenir un couloir libre, sous la complicité des écogardes placés au poste de patrouille », dénonce Geoges Muhindo Katsongo, président de la société civile coordination de Lubero-territoire.

D’autres défis que les usagers de cette route rencontrent sont des tracasseries organisées sur les barrières de péages routes et multiples carrefours de la police nationale de circulation routière (PCR), ainsi que les barrières vespérales des militaires. « Ces barrières fonctionnent sur des points de collecte illégale de fonds », note notre source.

Dans cette perspective, la coordination territoriale de la société civile territoire de Lubero a émis certaines recommandations aux services de sécurité et aux autorités compétentes notamment le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu à travers l’administration locale et le directeur provincial de l’ICCN.  Il s’agit :

  • De suivre de très près la gestion du convoi et de dénicher les auteurs de cette pratique malveillante en vue des sanctions exemplaires.
  • De mettre en place un système adéquat de sécurisation des personnes et de leurs biens sur ce tronçon routier en organisant des patrouilles mixtes FARDC- ICCN, qu’elle soit diurne ou nocturne, en vue de permettre un parcours commode et facile des engins roulant.
  • De désactiver les tracasseries érigées sur les barrières de péage route et les perceptions illicites des fonds auprès des transporteurs.

La Rédaction

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