Consultations de Nairobi : « L’absence de la société civile du Nord-Kivu augure un échec » (CADH)

Les consultations entre le gouvernement congolais et des groupes armés actifs dans  l’Est de la République démocratique du Congo se poursuivent à Nairobi au Kenya. Cependant, le désespoir gagne du terrain dans le camp de certains acteurs de la société civile du Nord-Kivu. Le cas pour le Club des auditeurs des droits de l’homme (CADH).

Pour le Club des auditeurs des droits de l’homme, par exemple, l’absence de la société civile dans les consultations de Na augure leur échec.

« Nous avons un regard non favorable par rapport à ces consultations. Parceque nous pensons que les participants à ces négociations n’ont pas été bien sélectionnés. Nous savons qu’il y a une délégation de la partie gouvernementale, et à d’autres côtés il y a une délégation des groupes armés. Pour chercher la paix au Congo, nous pensons qu’il ne fallait pas seulement se limiter à ces deux grandes délégations. Nous pensons qu’il fallait beaucoup plus ajouter d’autres couches de la population notamment les représentants de la société civile. Parce que quand on veut parler de la sécurité, de la paix dans le pays, c’est plutôt la société civile qui représente la population quand il y a un message clair à transmettre. Mais malheureusement, cette couche de la population n’est pas représentée. Par conséquent, on estime qu’il n’y aura pas un résultat favorable », a estimé Kasudi Mapendo, coordonnateur de ladite structure de défense des droits de l’homme.

Le jeudi 21 avril 2022, le Sommet régional sur la sécurité en République démocratique, s’est clôturé après 4 heures d’échanges en huis clos entre les chefs d’États de la Communauté d’Afrique de l’Est. Uhuru Kenyatta, Yoweri Museveni, Evariste Ndayishimiye, Félix Tshisekedi et le ministre Rwandais des Affaires étrangères, représentant Paul Kagame, ont pris part à ce Sommet. En marge de ce sommet, le président Tshisekedi a réaffirmé le vendredi  dernier, la matérialisation du processus de reddition inconditionnelle des membres des groupes armés qu’il considère comme une dernière chance leur donnée pour déposer immédiatement les armes et s’engager dans le processus  de réinsertion sociale. Faute de quoi, l’option militaire régionale soutenue par tous va les y contraindre. Pour Félix Tshisekedi, la main tendue envers ces Congolais engagés dans une lutte armée contre leur pays n’est pas une table ronde de négociations ni de compromissions.

Faustin Tawite

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.