Butembo : Antigang inquiet de la non-arrestation des militaires et policiers complices dans l’insécurité à l’Est  

Le Mouvement Antigang s’inquiète du fait que des autorités militaires et policières tant dénoncées dans la complicité avec les semeurs des troubles dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ne sont jamais arrêtées et déférées devant les instances judiciaires. Cette désolation est contenue dans une déclaration de ce mouvement citoyen rendue publique ce mercredi 11 mai 2022.

Dans ce document, ce mouvement salue tout d’abord l’annonce, par certains députés du Nord-Kivu et de l’Ituri, du boycott des plénières portant prorogation de l’état de siège, la présentation des rapports « honnêtes » sur l’inefficacité de celui-ci et les différentes rencontres des élus du Nord-Kivu et de l’Ituri avec les hautes autorités du pays.

Néanmoins, cette structure de jeunes constate que les autorités militaires et/ou policières « impliquées » dans la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays ne sont jamais arrêtées par les instances judiciaires.

« Les militaires affairistes tant dénoncés par le Président, ne sont toujours pas arrêtés et déférés devant les instances judiciaires. Ce positionnement politique ne profite à rien aux peuples meurtris qui voient leur souffrance s’amplifier », dénonce Paty Luvatsungana, président de l’Anti-Gang.

Depuis Abidjan en Côte d’Ivoire, le Chef de l’État a pointé du doigt mardi 10 mai 2022 les Forces Armées de la RDC et la Police Nationale Congolaise d’être complices dans la persistance de l’insécurité au Nord-Kivu et en Ituri. Devant quelques congolais résidant au pays de Alassane Ouattara, Félix Tshisekedi avait aussi évoqué des réformes qu’il compte initier aux prochains jours dans plusieurs secteurs notamment l’armée, la justice et son cabinet.

Visesa Louangel

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