Nord-Kivu : « L’armée Ougandaise va laisser les FARDC dans l’état initial parce que l’ennemi reste toujours là » (Edgar Mateso)

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu regrette que les troupes ougandaises vont se retirer de l’Est de la RDC avant la restauration de la paix. Le premier vice-président de la structure citoyenne a exprimé cette désolation au cours d’une interview accordée à la presse mercredi 18 mai 2022.

Dans son intervention, Edgar Katembo Mateso se désole que l’armée ougandaise s’en aille sans pour autant atteindre ses objectifs contre les groupes armés actifs dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Notre interlocuteur parle d’un signal fort pour l’armée Congolaise.  D’où son appel aux FARDC à prendre leurs responsabilités sans compter sur l’étranger.

« C’est un signal fort parce qu’ils constituaient un supplétif pour les Forces armées de la République Démocratique du Congo. Ils partent mais ils laissent l’armée congolaise dans l’état initial parce que l’ennemi reste toujours là ; et c’est un signal fort parce que l’armée congolaise qui se croyait avoir trouvé un partenaire qui vient l’appuyer, il doit rentrer alors que le problème n’est toujours pas résolu. Et c’est là que nous pensons que notre armée devra apprendre à supporter ce coup-là et prendre la situation en mains, ne pas continuellement compter sur les étrangers, mais compter sur ses ressources », a opiné Edgar Katembo Mateso.

Les forces ougandaises présentes en République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’une opération conjointe contre le groupe rebelle ADF doivent se retirer au 31 mai, sauf nouvel accord entre les deux pays. L’annonce a été faite, mardi 17 mai dernier, par des responsables militaires ougandais.

L’Ouganda avait déployé depuis le 1er décembre des soldats dans l’Est de la RDC dans le cadre d’une opération militaire avec l’armée congolaise contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), accusées par le Congo de massacres de civils et par Kampala d’attentats revendiqués par l’organisation djihadiste État islamique (EI). Aucun détail sur le nombre de troupes engagées et la durée de la mission n’avait été révélé jusqu’à présent.

La Rédaction

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