Lubero : des Maï-Maï s’installent dans un camp militaire « abandonné » à Byambwe

Des miliciens Mai-Mai du groupe UPLC du chef rebelle Mayani se sont installés à Byambwe, chef-lieu du groupement Manzia sur le tronçon routier Butembo-Manguredjipa en territoire de Lubero, le matin du mercredi 01 juin 2022. Ceux-ci occupent le camp militaire de la place.

D’ailleurs, le jeudi 02 juin 2022, un des commandants autoproclamés de cette milice, un certain Anelka, est arrivé à Byambwe avec près de 40 hommes armés. Il serait venu de Kalunguta, une localité située en territoire de Beni, sur le tronçon routier Butembo-Beni. Il compte organiser un rassemblement populaire, ce weekend, pour confirmer sa présence à Byambwe, alertent nos sources.

Les militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont quitté ledit camp pour aller en renfort dans le groupement Malio en chefferie des Bashu, en territoire de Beni depuis quelques jours.

« Des miliciens ont trouvé l’occasion d’occuper ce camp militaire », décrivent des sources crédibles qui ont livré l’information mercredi à RADIOMOTO.NET.

Celles-ci craignent une éventuelle riposte des forces loyalistes pour contraindre les miliciens à se retirer de ce camp. L’information est confirmée par plusieurs sources officielles qui promettent en livrer les détails ultérieurement.

L’un des notables de cette contrée, l’honorable Herman Kyavorogha, s’inquiète de cette présence des miliciens. Il invite les autorités à vite agir pour que le moment de peur que traverse la population soit abrégé.

Cette situation arrive quelques semaines seulement après l’assassinat du commandant du sous-poste de Police de Byambwe. Les assassins jusque-là inconnus avaient commis le forfait au domicile de la victime.

Actuellement, les groupements Mwenye et Manzia en chefferie des Baswagha tout comme le groupement Bapakombe du secteur des Bapere font face à la présence des groupes de miliciens. Ceux-ci imposent leur loi notamment en faisant payer des taxes indues deux fois le mois aux habitants des contrées qu’ils contrôlent.

La Rédaction

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