Nord-Kivu : 2 civils assassinés à Butembo
Sortie sud de la ville commerciale de Butembo. Ph. RADIOMOTO.NET
xDes hommes porteurs d’arme à feu ont abattu deux personnes, la nuit de lundi 04 au mardi 05 juillet 2022, en commune Vulamba dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Ces tueurs ont opéré précisément en cellule Furu du quartier Congo Ya Sika vers 22h00 de lundi. Les deux victimes sont mortes sous les coups de balles.
Il s’agit notamment de Muhindo Mandolani Regaté et un certain Kibongé. Contacté le matin de mardi 5 juillet, Siviholya Serge, ce frère de l’une des victimes, restitue ce qui est arrivé à Mandolani Regaté.
« La première victime a été tué au niveau du Parlement Débout de Furu et la deuxième du côté de Biasa. A l’arrivée des inciviques, on a tous rien compris ce qui se passait. Sous crépitement des balles, nous avons directement écouté quelqu’un crier si fort. Un peu après, on a constaté que c’est un jeune du quartier qui vient d’être assassiné. C’est mon petit frère qui est directement mort sur le champ. Pourtant il n’était que chez un voisin… Il s’est juste heurté à ces délinquants lorsqu’il voulait aussi passer de l’autre côté, chez lui », raconte la source de RADIOMOTO.NET.
Avec tout le regret, Kasereka Siviholya Serge s’est dit déçu de la façon dont les services de sécurité réalisent leur travail en cette période de l’état de siège. Il appelle les autorités à s’assumer dans leur mission de protéger la population et ses biens.
« Où étaient les services de sécurité lorsque les bandits sont venus opérer ? Ils nous demandent qu’à 21 heures on doit être dans les lits, c’est bien. Mais eux pendant ce temps, ils font quoi s’ils sont incapables de protéger la population ? », s’est-il interrogé.
La nuit de dimanche au lundi dernier, un infirmier a été tué par arme blanche dans la même ville de Butembo, en commune Kimemi. Alors qu’il montait la garde au Poste de santé « Tout est grâce », Kakule Baraka a vite été poignardé avant qu’il ne coupe le souffle quelques instants après. Les services de sécurité arrivés la nuit pour constater les dégâts ne s’étaient pas présentés la journée pour poursuivre l’enquête.
La Rédaction