RDC : l’insécurité au Nord-Kivu et en Ituri affecte la production et la vente de la pomme de terre à Kipese
L’insécurité accrue dans le territoire de Beni au Nord-Kivu et dans certaines régions de la province de l’Ituri est parmi les multiples facteurs qui impactent négativement sur la production et la vente de la pomme de terre à Kipese et environs, dans le territoire de Lubero. Cette révélation est de la Coopérative pour le Développement Agricole de Kipese (COODAKI).
Selon monsieur Katembo Selemani Ghislain, membre de cette coopérative contacté par RADIOMOTO.NET mardi 05 juillet 2022, il est tellement difficile, ces jours, de subvenir aux besoins de la famille avec le prix d’un sac de cette denrée alimentaire.
« Le prix d’un sac de pomme de terre a sensiblement baissé suite au nombre réduit des acheteurs sur le marché local », fait-il savoir.
A part la vente médiocre, il souligne aussi que la production est menacée par les catastrophes naturelles. Katembo Selemani Ghislain demande aux autorités du pays de rétablir la paix et la sécurité dans toutes les régions secouées par l’activisme des groupes armés pour que le commerce de la pomme de terre redevienne normal.
« Nous ne sommes pas en train de produire et gagner comme nous le voulons. Nous sommes en train de souffrir doublement. Actuellement, nous vendons les pommes de terre tout juste à Butembo. On ne va pas au-delà tout juste parce que l’insécurité nous menace plus fort. Nous demandons à la hiérarchie de fournir l’effort. On peut alors nous libérer. Si les 10 kg pouvaient atteindre 90 à 80.000 Francs, ça va nous aider. Nous aimerions quand même avoir la paix », a plaidé Katembo Selemani Ghislain.
Avec une capacité de charger plus des 10 camions, marque Fuso, en pommes de terre chaque mardi et vendredi, jours du marché, l’agglomération de Kipese et ses agriculteurs se voient contraints de vivre la misère à cause de l’instauration d’un prix dérisoire du sac de pomme de terre. Le prix qui varie entre 60 et 65 000 francs congolais, le sac. Une somme jugée insuffisante par les producteurs rencontrés au marché au milieu de cette semaine.
Ghislain Siwako