Lubero : des habitants formulent des recommandations pour calmer la tension contre la MONUSCO à Kirumba
Les autorités politico-administratives, militaires et policières de la commune de Kirumba dans le territoire de Lubero et les associations de la société civile de cette municipalité ont évalué, mercredi 27 juillet 2022, les journées de manifestations anti-MONUSCO. Après la rencontre, les participants ont résolu d’identifier les blessés et d’autres dégâts matériels. Plusieurs autres décisions ont été prises à l’issue de cette réunion élargie.
Parmi les grandes décisions, les participants ont convenu que les barrières soient levées sur les voies publiques pour la reprise de la circulation. Autre chose, « que le gouvernement qui a appelé les casques bleus de la MONUSCO, cherche très vite une solution ». Les participants ont demandé que les casques bleus prennent en charge les 5 blessés et posent des gestes de compassion aux familles de deux morts lors des manifestations au début de la semaine.
D’après Muhindo Sengemoja Daniel, président de la société civile de la place, les casques bleus ont tiré sur des civils non armés. « C’est à eux de s’occuper justement des dégâts causés », a-t-il recommandé.
Dans la première tout comme dans la deuxième assise, les participants composés pour la plupart des taximen, des délégués du Kyaghanda Yira, des Forces armées de la RDC, de la Police ont aussi fait des longues discussions au sujet de ce qui s’est passé dans la commune de Kanyabayonga. Certains sont même allés jusqu’à exiger que le contingent de la MONUSCO ne soit plus visible sur la voie publique et qu’il reste dans les camps. Ils ont aussi exigé que leurs hélicoptères n’atterrissent plus dans cette région.
Joint au téléphone, le bourgmestre de Kanyabayonga, qui a calmé la tension au cours de la réunion, a reconnu que la tâche n’est pas facile. Selon Kasereka Fatiri, la colère de la population est loin de se calmer.
Jean-Marie Mitavo