Incidents à Kasindi : « Les soldats de la MONUSCO incriminés sont aux arrêts » (Gouvernement)

Trois personnes ont perdu la vie à coté de 14 blessés lors des altercations entre population civile et les casques bleus de la MONUSCO dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Ces citoyens sont morts lors du passage forcé des casques bleus, dimanche 31 juillet 2022, au poste frontalier de Kasindi. Les meurtriers sont aux arrêts.

L’incident est survenu lorsque des habitants de la place protestaient contre l’entrée des casques-bleus de la MONUSCO sur le sol congolais à partir du poste frontalier de Kasindi. Les soldats onusiens ont forcé leur entrée sur le sol congolais.

La société civile locale, qui déplore ce bilan, plaide auprès du gouvernement congolais l’accélération du processus du retrait de la MONUSCO de la RDC et la Prise en charge des victimes.

Dans un communiqué, la représentante Spéciale du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la MONUSCO, déplore cet incident. « Au cours de cet incident, des militaires de la Brigade d’intervention de la force de la MONUSCO de retour de congé ont ouvert le feu au poste frontalier pour des raisons inexpliquées et forcé le passage. Cet incident grave a causé des pertes humaines et des blessés graves », lit-on dans un communiqué du Bureau du porte-parole et des relations avec les médias.

Ce document poursuit que les auteurs de cette fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts. Pour sa part, le porte-parole du Gouvernement de la RDC souligne que les casques-bleus concernés ne pourront plus, de ce fait, faire partie du contingent de la MONUSCO, en attendant l’aboutissement du Plan de retrait de cette force onusienne de la RDC. « Le Gouvernement, conjointement avec la MONUSCO, a initié une enquête pour établir des responsabilités, connaître les motivations d’un tel forfait et obtenir des sanctions sévères à l’encontre des casques-bleus à la base de ce drame qui sont, du reste, déjà aux arrêts »,lit-on dans un communiqué signé dimanche 31 juillet 2022 par le ministre Patrick Muyaya.

La Rédaction

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