Nord-Kivu : 4 organisations se dressent contre la vente aux enchères de 30 Blocs Pétroliers et Gaziers par le Gouvernement de la RDC
Le Gouvernement de la RD Congo procède à la vente aux enchères de 30 Blocs Pétroliers et Gaziers. Un collectif de quatre organisations du Nord Kivu juge cette décision d’extrême dangerosité sur l’avenir des aires protégées et la justice climatique. Dans une déclaration rendue publique le 25 juillet en cours, ces organisations demandent au gouvernement congolais à stopper la vente de ces blocs et d’en épargner les Parcs nationaux des Virunga et de l’Upemba.
Selon les organisations SORADEC, IDPE, ACEDH et SJDDH, les blocs pétroliers IV et V présélectionnés dans le graben Albertine par le gouvernement congolais pour la vente aux enchères figurent au cœur du Parc National des Virunga, dans la province du Nord-Kivu. « C’est le cas aussi pour le Parc de l’Upemba et bien d’autres endroits », écrivent ces organisations dans leur déclaration.
Cette situation préoccupe ces organisations. Ce collectif composé de SORADEC, IDPE, ACEDH et SJDDH estime que la vente aux enchères de ces blocs vient annihiler tous les efforts dans la promotion de l’économie verte et de la sauvegarde des espèces dans ce site du patrimoine mondial ainsi que les droits des populations riveraines.
« Aucun intérêt public ne sera supérieur aux droits des communautés locales et aux fonctions climatiques que joue le parc national des Virunga en ce moment d’urgence climatique« , soutient ce collectif.
Pour cela, il recommande au gouvernement congolais de stopper ce processus de vente aux enchères et tourner la page aux investissements fossiles, d’épargner le PNVi, le parc de l’Upemba et autres aires protégées ayant le statut réserve intégral de cette campagne de vente aux enchères pétrolières et gazières, de promouvoir l’économie verte et aider la RDC à remplir valablement son rôle comme « Pays Solution » aux conséquences du réchauffement de la planète, de respecter les conventions internationales sur les biens du patrimoine mondial de l’UNESCO et celles des sites RAMSAR, entre autres.
Faustin Tawite