Beni : 3 percepteurs de taxes pris en otage dans un péage route à Oïcha

Trois percepteurs de la taxe péage route ont été enlevés par des inconnus à la barrière érigée à Keba, dans la commune d’Oïcha sur la piste des dessertes agricoles Mavete-Musandaba. Le fait remonte au matin de ce jeudi 4 août 2022. Keba, est une contrée située à plus ou moins 5 Kms côte Sud-ouest du centre commercial de cette municipalité.

Selon le bourgmestre de la Commune d’Oïcha, ces inciviques seraient des présumés miliciens Maï-Maï. Kikuku Nicolas condamne cet acte criminel et exige la libération immédiate et sans condition de ces compatriotes.

Sur place à Mavete, les assaillants se sont d’abord apprit aux installations de cette barrière située au quartier Pakanza autour de 6h. Ils ont opéré sans arme.

Sur le lieu de l’incident, tout est cassé et aucune personne ne sait témoigner cet événement malheureux. Des victimes, notamment Mumbere Shukuru, Ignance et Baraka ainsi que leurs documents ont été emportés pour une destination inconnue par ces inciviques.

Elles habitaient Oïcha et sont toutes du sexe masculin. Contacté par RADIOMOTO.NET, Kikuku Nicolas, bourgmestre de la commune d’Oïcha annonce la mobilisation de ses services spécialisés pour en savoir plus. Il indique qu’un flou persiste autour de l’identité de l’ennemi. Toutefois, la première hypothèse est que ces assaillants seraient des miliciens Maï-Maï.

« Pour l’instant, nous sommes en train de suivre ce que nos outils de sécurité vont pouvoir donner. Jusque-là, on ne connait pas l’identité de l’ennemi. On est en train de penser qu’ils seraient des miliciens ; ça c’est la première hypothèse mais aussi, d’autres kidnappeurs. Vous savez que nous sommes dans des zones où il y a des bandits qui peuvent s’organiser pour faire la même chose », a-t-il fait savoir.

Le bourgmestre appelle les ravisseurs au bon sens. Il leurs recommande, surtout, la libération sans condition de ce personnel engagé sur la barrière de Keba. Nicolas Kikuku insiste sur la bonne collaboration entre ses concitoyens et les outils de sécurité pour qu’il ait prompte assistance en cas de nécessité.

« C’est l’occasion pour nous de rappeler aux bandits de quitter cette façon de faire. Nous rappelons aussi à tout le monde. Quand vous exercez le travail ; que vous soyez à la barrière ou dans une autre structure d’essayer de voir vos contacts avec la Police », a-t-il martelé.

Signalons que cet événement n’a affecté aucune activité. Les assaillants n’ont pas, non plus, troublé la quiétude des agriculteurs.

Richard Makulumbe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *