Butembo : des femmes envahissent la résidence du chef de cellule Kangothe pour décrier les tracasseries militaires

Des femmes rassemblées dans la parcelle du chef de la cellule Kangothe pour faire part des tracasseries militaires. Ph. Gerkas Mathe

Les femmes des cellules Kangothe, Mihake, Vukonderya, Vusigha et Kiriva dans la partie Nord de Butembo ont envahi la résidence du chef de la cellule Kangothe, ce lundi 19 décembre 2022. L’objectif étant d’alerter cette autorité de base sur le calvaire qu’elles endurent avec leurs familles dans cette partie depuis l’installation des militaires à Mihake.

Ce groupe de femmes accusent les militaires basés à Mihake de semer la terreur par des intimidations, pillages des biens et l’occupation de certaines maisons abandonnées par les propriétaires, craignant pour leur sécurité.

Elles plaident pour la délocalisation de cette position militaire afin de leur permettre de bien fêter Noel.

« En dire vrai, je souffre. J’ai subi trois fois des intimidations militaires. Je me demande si j’ai quel problème avec l’armée. Chaque fois, ils viennent m’intimider et récupérer certains de mes biens. Je crains qu’ils me blessent ou me violent. Je ne suis pas vraiment stable dans ma parcelle », se plaint l’une d’entre ces femmes.

Le chef de la cellule Kangothe a écouté les femmes de cette délégation. Kasereka Dido a promis de canaliser leur revendication à sa hiérarchie.

« Ce matin, je viens de recevoir les femmes de ma cellule. Je viens de m’enquérir de leur situation. Je viens de leur promettre que je vais donner rapport à ma hiérarchie », a-t-il fait remarquer.

Il sied de souligner que ces femmes voudraient voir un changement dans 48 heures. Si leur plaidoyer ne paye pas, elles promettent des actions civiques pour faire passer leur voix.

Gerkas Mathe

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