Beni : des activités socioéconomiques paralysées après l’incendie du marché Mayangose
Le marché de Mayangose incendié à une heure de ce jeudi 12 janvier 2023. Ph. Siku Provinces
Les activités socio-économiques sont restées paralysées au centre-ville de Beni, ce jeudi 12 janvier 2023. La situation a été consécutive à un incendie spectaculaire déploré au marché secondaire dit Mayangose situé au quartier Résidentiel, en commune Bungulu. Tous les capitaux ont été réduits en cendre sur fond d’émotion des victimes.
Les tenanciers et tenancières des étalages et des dépôts de vivres sont soit débout, les mains sur la tête, soit assis un peu plus loin avec des larmes qui baignent leurs visages d’autres encore tentent d’affronter le feu, espérant sauver le reste des marchandises qui peuvent l’être.
« Cette catastrophe anthropique a été déplorée aux environs de 1heure du matin de ce jeudi », indique Kasereka Musikiti Richard, un des gardiens qui ont joué au sapeur-pompier.
Plusieurs dépôts pleins des produits maraichers, une centaine de tonnes, ont été complètement consumés. Cet autre victime anonyme déplore l’absence des pompes et des véhicules anti-incendie dans ce périmètre où se trouvent des grandes institutions étatiques de la ville telles que les palais de justice, l’état-major de la police, la mairie, l’hôpital général, la résidence du maire, la prison pour femmes et le bureau de l’ANR, pour ne citer que celles-là.
« Cet incendie représente une énorme perte pour la ville de Beni », reconnait Serge Mulito, un habitant de Beni présent sur le lieu du drame.
Ce marché faisait également vivre plusieurs familles des taximen qui se disent également affectés par cette catastrophe. Nous avons abordé l’un d’eux dans leur parking de Mayangose assis sur sa moto, sans client depuis le matin.
Le conseil urbain de la jeunesse de Beni, par le biais de Me D’Alzon Mikundi, appelle le gouvernement congolais à orienter une assistance humanitaire urgente aux victimes.
L’association coopérative des producteurs et fournisseurs des produits agricoles vivriers, ACOPAV, réclame des enquêtes sérieuses enfin de déterminer la vraie origine de cet incendie.
Cet incendie est le deuxième après celui déploré dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 avril 2016 à ce même endroit.
Siku Provinces