Nord-Kivu : les cours peinent à redémarrer dans des écoles suite à l’activisme du M23 à Rutshuru I, III et IV

Les cours peinent à démarrer ou à redémarrer dans les écoles des sous-divisions de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) Rutshuru I, III et IV, mettant en péril l’année scolaire 2022-2023 en chefferie de Bwisha, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). La cause principale reste la guerre du M23 dans cette partie de la province.

Cette situation préoccupe des parents et les éducateurs (enseignants : ndlr). Certaines localités de la chefferie de Bwisha étant passées sous contrôle du M23 depuis fin octobre 2022 et d’autres depuis mars et juin de la même année, les activités socioéconomiques y tournent au ralenti ou soit sont simplement suspendues.

C’est le cas des enseignements dans les écoles. En plus d’une perte de temps, l’encadrement des enfants pendant de longs moments en famille pose problème, s’inquiète Kakule Mbavumoja, un parent d’élève à Kiwanja.

« C’est une affaire qui nous préoccupe beaucoup car les enfants n’étudient pas. Ils ont perdu beaucoup de temps, pendant lesquels ils devraient étudier. Si ces enfants n’étudient pas, par la suite, nous nous demandons que deviendront-ils. Ou auront-ils l’instruction ? C’est cela notre crainte. Ensuite, les enfants vagabondent dans les rues où ils sont victimes d’accidents ou des maladies », a-t-il regretté.

Par ailleurs, les enseignants craignent de faire un enseignement précipité dès la reprise des cours. A défaut, il vaut mieux attendre le début de l’année scolaire 2023-2024, estime le secrétaire permanent du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) Rutshuru, Isaac Mwanashaba.

« Nous avons l’espoir qu’on peut reprendre l’année scolaire. Néanmoins, il y a un problème. Si les cours reprenaient, il faudra qu’il y ait un enseignement accéléré. Donc, chaque enseignant doit savoir comment faire la synthèse de la synthèse de la matière. S’il y a un retard et que les jours seront minimes, nous allons dire tant mieux qu’on reprennent les activités scolaires l’année scolaire », a-t-il opiné.

Il convient de noter que la suspension des enseignements est intervenue pendant que dans certaines localités, l’année scolaire 2022-2023 touchait à la fin de la première période de cours. Dans d’autres, au contraire, notamment en groupement de Jomba,  les inscriptions n’ont même pas commencé en vue du démarrage de l’année scolaire, nous a indiqué Isaac MWANASHABA.

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *