Butembo: certains déplacés de guerre qui vendent du fourrage, dénoncent des tracasseries militaires
Les dons apportés aux familles des déplacés par la population de Butembo ne suffisent plus pour répondre aux besoins de première nécessité. Pour faire face aux différentes difficultés de la vie quotidienne, certains déplacés se lancent dans les activités commerciales d’auto-prise en charge. C’est par exemple la vente des fourrages pour les rongeurs. Mais ils dénoncent des tracasseries militaires dont ils sont, parfois, victimes.
Toutefois, les déplacés vendeurs craignent pour leur sécurité pendant les heures vespérales. Se confiant à RADIOMOTO.NET au bureau de l’ISPRON au début de la semaine, certains déplacés vivant au nord de la ville de Butembo, indiquent que les militaires les tracassent jusqu’au point de leur ravir les quelques sous qu’ils gagnent après la vente des fourrages de rongeurs.
« Les fourrages ne manquent pas des clients. La difficulté est que la vente s’effectue vers les heures vespérales. Aujourd’hui, nous faisons face à l’insécurité. Les militaires nous tracassent lorsque nous rentrons à nos domiciles. A ce niveau, on ne sait plus comment nous allons vivre. Même le peu que nous trouvons, n’arrive pas à répondre au besoin de location. On peut juste se procurer un kilogramme de farine, mais les frais de location sont une grande difficulté. A ces jours-ci, les militaires nous rendent la vie difficile en cours de route. Nous ne savons plus rentrer chez nous. Nous ne savons non plus si les militaires sont là pour nous protéger ou ils s’ils ont une autre mission », se sont indignés quelques déplacés de guerre.
Pour le moment, il nous est encore difficile d’entrer en contact avec le responsable des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en ville commerciale de Butembo pour confirmer ou infirmer ces accusations.
Kakule Kilumbiro