JI de l’enfant soldat : le Parlement d’enfants s’oppose au recrutement des mineurs dans les groupes armés
L’humanité a célébré la journée internationale de l’enfant soldat le dimanche 12 février 2023. A l’occasion, le Parlement d’Enfants (PARDE) Butembo-Lubero et ses partenaires ont organisé un concours sous le thème : « Halte au recrutement des enfants dans les groupes armés ».
Les activités ont eu comme cadre la cour scolaire de l’ITAV-Butembo. Il s’est agi, en fait, d’un concours interscolaire des meilleurs messages des enfants sur les droits des enfants, la paix et la sécurité.
Les participants étaient des écoliers des complexes scolaires Le Rocher, La Bourgeoisie du Nord, Les Anges, la Vivacité et de l’école primaire Saint Jérôme, ex-Bosangani.
RADIOMOTO.NET s’est intéressé au message des enfants déplacés de guerre et orphelins de l’école qui encadre spécialement les déplacés de guerre à Butembo, l’école primaire Saint Jérôme.
Cette école est sise dans la concession Tsakatsaka. Dans leurs messages, les enfants déplacés de guerre et orphelins ont déclaré leur innocence dans la vie précaire qu’ils traversent à Butembo.
Après quoi, ils ont demandé de l’aide humanitaire au gouvernement et aux personnes de bonne volonté afin qu’ils vivent bien comme les autres.
« Nous vivons dans un lieu où tout renait et passe. Et surtout que nous sommes écoliers déplacés de guerre et orphelins traumatisés, nous sommes victimes de ce que nous ne connaissons pas. Nous sommes des innocents. Aux gens de bonne volonté et surtout au gouvernement de nous venir en aide et essuyer nos larmes en sang », ont-ils exhorté.
Après la lecture de tous les messages des enfants, divers mots de circonstances de différentes autorités et partenaires ont pris place.
Le président du Parlement d’Enfants (PARDE) de Butembo-Lubero a rappelé que les messages des enfants émis ce dimanche 12 février ne sont pas à négliger, mais plutôt à considérer.
« Chères autorités vous devez savoir que les enfants eux-mêmes parlent de ce qu’ils vivent. Parlent de leur situation et vous adressent les recommandations. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut en tenir compte. Ça peut faire en ce qu’il y ait zéro enfant dans les groupes armés dans l’Est de la RDC », a-t-il opiné.
Vers la fin des activités, différentes écoles participantes ont reçu des cadeaux. Certains cadeaux dressaient le fait qu’un enfant ne doit pas utiliser une arme de combat, mais un stylo, le globe terrestre et différents documents juridiques pour la défense de ses droits.
Esther Vwiravwahali