Beni : un suspect aux arrêts après le massacre de 2 civils à Makungwe

Deux personnes sont mortes et une autre portée disparue lors d’une nouvelle incursion mise à l’actif des rebelles d’Allied democratic forces (ADF) à Makungwe dans la chefferie des Bashu en territoire de Beni (Nord-Kivu).  Les faits remontent à la nuit de jeudi à ce vendredi 24 février 2023. Un suspest est aux arrêts dans la région.

Alors que la population préparait une messe de requiem pour le repos des âmes des victimes des massacres de janvier dernier dans le village de Makungwe en groupement Kasongwere, les rebelles en ont profité pour tuer d’autres civils.

Les victimes ont été enlevées depuis le Graben avant d’être exécutées à Makungwe. Elles ont été surprises dans leurs champs ce temps que l’ennemi voulait les utiliser comme éclaireurs.

Selon des témoignages recueillis à Makungwe, les victimes auraient refusé d’indiquer aux ADF l’endroit où les civils se dirigent chaque soirée, craignant pour leur sécurité.

« Les gens qui sont morts ont été traqués par l’ennemi vers Irungu. C’est là que nous cultivons. C’est comme ça que les victimes sont tombées entre les mains de l’ennemi. Et justement, ils ne sont plus revenus. Nous avons pressenti qu’ils doivent déjà être tués. Vers 18h, les autres nous ont alerté de fuir puisque les rebelles venaient d’entrer dans la région », a témoigné à RADIOMOTO.NET un rescapé.

Une personne connue sous le nom de Mbale Kapupa est déjà aux arrêts à Makungwe puis placé sous le contrôle des services de sécurité. Accusé de complicité avec les ADF, ce dernier a été saisi au cours de cette semaine avec certains effets pillés lors du massacre de janvier dernier.

Dans cet endroit, il a une parcelle visiblement où se cachait l’ennemi de la paix avant et après l’opération. Cet endroit, pas vraiment accessible quelques temps avant,  a été saccagé par la population ce vendredi.

Une maison en planche et une case construite au dessus d’un étang ont aussi été incendiées par les manifestants. Même chose pour deux autres maisons appartenant toujours à cette même personne.

« Nous avons constaté que parmi ceux qui nous tuent fugirent nos enfants. Ce sont nos enfants qui partent échanger avec l’ennemi pour planifier de nouvelles attaques. Aujourd’hui, on a incendié une maison d’un certain Mbale Kapupa. Ces autres maisons viennent d’être brûlées », a confié un habitant de la place.

Il convient de préciser par ailleurs que ce énième massacre a occasionné un nouveau déplacement des habitants vers d’autres milieux.

Gerkas Mathe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *