Ituri : une trentaine de civils tués entre Mambasa et Irumu (CRDH)
Le rond-point de Mambasa en province de l'Ituri, dans l'Est de la République démocratique du Congo. Ph. Tiers
Des hommes armés assimilés aux rebelles présumés de l’Allied democratic forces (ADF) ont tué 31 civils dans la zone tempo entre le territoire de Irumu et celui de Mambasa, en province de l’Ituri, entre lundi 03, mardi 04 et ce mercredi avril 2023.
Les victimes avaient été visées dans différents villages au rord de la route nationale numéro 04, sur l’axe Komanda-Kisangani. Outre ces trente et une personnes massacrées dans cette zone, d’autres assaillants ont tué 5 autres civils à la même date, mais près de Komanda, dans la Chefferie de Basili, précisément dans le groupement Bandiamusu.
Parmi ces 5 victimes, figurent deux enfants filles, l’une de 12 ans et l’autre de 14 ans. Elles avaient été violées par les bourreaux avant d’être éliminées. Les auteurs de ce quintuple meurtre, eux, seraient des miliciens du groupe Chini ya Tuna, une milice à caractère tribale, qui s’attaque aux membres de la communauté Yira/Nande, dans la Chefferie de Walese Vonkutu.
Toutes ces informations sont rapportées, ce mercredi 5 avril 2023, à RADIOMOTO.NET, par la Convention pour le respect des droits de l’Homme (CRDH) section d’Irumu.
Le coordonnateur de cette structure citoyenne dénonce que la milice Chini ya Tuna interdit aux agriculteurs Yira/Nande d’accéder à leurs champs se trouvant dans ma Chefferie de Walese Vonkutu.
Christophe Munyanderu appelle les autorités à trouver solutions à ces problèmes d’insécurité.
« On ne peut pas avoir un ennemi commun, l’ADF, et une milice qui vise les membres d’une communauté ethnique », conscientise-t-il, craignant une guerre tribale.
Christophe Munyanderu déclare, par ailleurs, que c’est pour la énième fois qu’il alerte sur l’activisme de l’ADF et de Chini ya Tuna qui ont un même mode opératoire. De quoi, il trouve anormal que les autorités compétentes laissent faire ces groupes rebelles. Il leur demande de ne pas observer les crimes commis par ces assaillants, mais d’y remédier, le plus vite possible.
Patrick Kalungwana