Butembo : un militaire entre la vie et la mort après avoir échappé à une justice populaire à Mihake

Cette photo montre le lieu où la justice populaire a vécu à Mihake dans la ville commerciale de Butembo. Ph. Daniel Mweusi, mai 2023

Trois militaires incontrôlés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pillé une cabine de téléchargement  des musiques dans la cellule Mihake du quartier Kamisimbonzo, non loin de l’église des témoins de Jéhovah. L’un d’entre eux a été maitrisé puis lapidé. Les faits remontent à 19 heures de mardi 9 mai 2023.

Le matin de ce mercredi 10 mai 2023, RADIOMOTO.NET est allé s’enquérir de la situation des habitants qui ont vécu cette scène. Ces derniers ont témoigné que ce sont des militaires venus du camp militaire de Mihake.

Sur place, ils ont pillé des téléphones, postes récepteurs et ordinateurs. C’est après l’alerte de la population que ces trois ont couru vers leur camp militaire. Entre la vie et la mort, le militaire lapidé a été dépêché à l’hôpital de Matanda où il a été admis aux soins.

« 3 militaires sont venus faire de choses qui ne sont pas bonnes. Ils sont entrés dans une cabine de téléchargement ici à Mihake. Ils ont emporté des téléphones, des ordinateurs… Ils ont aussi frappé les travailleurs de la cabine. Quand la population a constaté ça, elle les a poursuivis. Par effort, elle a attrapé l’un de ces trois militaires. Les deux se sont échappés. L’un attrapé a été sérieusement frappé. C’était par émotion qu’on l’a frappé. Je demande aux autorités militaires de voir dans quelle mesure elles peuvent discipliner leurs soldats », a exhorté un habitant local.

Il convient de noter que l’arme du militaire qui a échappé à la justice populaire a été saisie par les habitants qui l’ont, de leur propre gré, remise aux responsables de l’armée congolaise.

Le commandant des Forces armées de la République démocratique du Congo basées à Mihake indique que les enquêtes continuent pour identifier d’autres militaires pointés dans le pillage du soir de mardi. Puisque, se désolent les victimes, même les militaires qui ont conduit leur compagnon d’armes à l’hôpital ont fait un porte-à-porte dans les boutiques pour piller les biens des paisibles citoyens.

Dany Mweusi      

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