Beni : des miliciens tuent 2 soldats congolais à Kyondo

Deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo en fouille après l'attaque des miliciens contre leur position dans l'Est de la République démocratique du Congo, le dimanche 28 août 2022. © Mwanampenzi Manzekele (Moto TV)

Des porteurs illégaux d’armes ont tué 2 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au cours d’une attaque contre une position de l’armée congolaise dans la commune de Kyondo en territoire de Beni (Nord-Kivu).

Les faits remontent à 5 heures de ce mercredi 17 mai 2023. A part les militaires tués, les assaillants assimilés aux Maï-Maï se sont enfuis avec une arme PKM de l’armée loyaliste.

« Toutefois, les FARDC ont neutralisé deux des assaillants », rapporte le lieutenant-colonel Ngoy Kakese Yvon, commandant des FARDC qui dresse un bilan total de 4 morts au cours de cette attaque.

Dans une interview accordée à RADIOMOTO.NET sur le lieu de l’attaque à Kahekyo au quartier Kavanda, le lieutenant-colonel Ngoy Kakese Yvon a fustigé cette déstabilisation de l’armée régulière aux fronts contre les rebelles présumés de l’Allied democratic forces (ADF).

Malgré des pertes dans le rang militaire, notre interlocuteur apprécie positivement la réaction de ses éléments.

« C’était à 5h30 qu’on a été surpris par un groupe des Maï-Maï. Ils étaient plus ou moins 60 à s’attaquer à notre position de Kyondo. On poursuit l’ennemi. Nous venons de perdre deux éléments, et puis il y a deux Maï-Maï qui sont tombés sur place », a-t-il fait savoir.  

Les miliciens tués ont été tous reconnus comme taximen-moto, habitants respectivement de Buswagha et Kamiriki près de Kyondo. Sous la présidence du Muhindo Vyaghula Joachim, les membres du comité local de sécurité se sont déplacés jusqu’à la position attaquée pour le constat afin d’arrêter certaines mesures sécuritaires contraignantes.

Ils ont soutenu que cette nouvelle attaque est une vengeance contre cette position après que la récente incursion milicienne a été repoussée, sur le même lieu, à une heure de samedi 13 mai dernier.

Ce jour-là, aucun mort n’avait été enregistré. Les assaillants avaient également raté leur mission, celle de libérer leur pair. Ce dernier était détenu dans cette position des FARDC après qu’il avait été arrêté par les services de sécurité avec des munitions et gris-gris en sa possession. Ce suspect avait été transféré le lendemain de l’attaque à Butembo pour la suite de son dossier.

Les corps de 2 militaires tombés sur le champ d’honneur sont déposés à la morgue de l’hôpital général de Référence de Kyondo et les deux autres des miliciens ont été enterrés par la Croix-Rouge à Kavanda. Sur place, des activités sont restées paralysées, des habitants craignant de nouvelles représailles.

Barackaste Mukohe

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