RDC : la MONUSCO ferme complétement son sous bureau à Lubero
Le sous bureau de la Mission d’organisation des Nations-Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a été complétement fermé en territoire de Lubero (Nord-Kivu). La cérémonie y relative a eu lieu ce mardi 26 décembre à Mulo, 5 kilomètre de Lubero-centre. Elle était facilitée par le chef de bureau Beni-Lubero de cette mission onusienne.
Josiah Obiat, chef de bureau de la MONUSCO Beni-Lubero déhisse le drapeau des Nations-Unies sous les applaudissements des participants. C’est en 2002 que ce drapeau a été hissé.
La fermeture de la base de la Monusco s’inscrit dans le cadre de son retrait progressif en République démocratique du Congo. Le dernier personnel de la Monusco quitte le 31 décembre à la base de Lubero. Un retrait survenu dans un climat sécuritaire incertain, mais l’autorité territoriale Kiwewa Mutela Alain pense qu’il est temps pour les congolais de prendre leur destin en mains.
« C’est normal que cette population puisse regretter un peu le départ de la Monusco. Néanmoins, nous comme congolais, je pense qu’il est temps maintenant de réfléchir. La Monusco a fait sa part et nous devons aussi faire notre part. Nous sommes maintenant responsables de nous-mêmes. Nous devons faire un effort à ce que nous puissions sécuriser et stabiliser notre entité le territoire de Lubero. Il y a des réalités palpables et c’est physique ; la construction de la maison des femmes, quand on vous parle des ateliers, nous le voyons. Il y a des gens qui ont participé aux ateliers. Donc ce sont des actes palpables que nous devons considérer que c’est exact », a-t-il déclaré.
Pour rappel, à la veille des élections générales en République démocratique du Congo (RDC), le Conseil de sécurité a prorogé pour un an, jusqu’au 20 décembre 2024, le mandat de la MONUSCO. Ce, tout en décidant d’initier son « retrait progressif, responsable et durable » du pays et de transférer progressivement les tâches qui lui incombent au Gouvernement congolais.
En vertu de la résolution 27 17 de2023, adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil a donc entériné un plan de retrait discuté à plusieurs reprises cette année, en décidant que la MONUSCO maintiendra, jusqu’au 30 juin 2024, un effectif maximum autorisé de 13 mille 500 militaires, 660 observateurs militaires et officiers d’état-major, 591 policiers et mille 410 membres d’unités de police constituées.
La Rédaction