Butembo : la société civile salue la mesure qui encourage les couples cohabitant à se marier civilement à moindre coût à Bulengera
La société civile salue la mesure du bourgmestre policier de Bulengera, visant l’enregistrement des couples cohabitant sans être mariés civilement. Dans sa sortie médiatique, ce mercredi 28 février 2024, son président rapporte que cet engagement civil protège les couples dans différents cas de la vie.
John Kameta parle entre autres du partage de l’héritage à la mort de l’un des conjoints mais également en cas d’adultère où le partenaire peut avoir du mal à introduire son dossier à la Justice, car n’ayant aucune pièce certifiant l’union.
La société civile encourage, au même moment, les couples qui cohabitent dans cette partie de la ville de Butembo à saisir l’occasion. A travers son président, la structure citoyenne recommande, cependant, à l’autorité communale de Bulengera de clarifier la question du prix d’enregistrement d’un mariage.
« Il y a des couples qui cohabitent sans savoir les avantages d’aller se faire enregistrer au niveau de l’état-civil. Lorsqu’il y a à partager les avantages, par exemple, il y a de personnes qui se sentent perdantes dans ces genres de situations. Je prends l’exemple d’un décès d’un mari, il y a des familles qui peuvent ne pas reconnaitre la femme qui, pourtant, a longtemps vécu avec cette femme-là. Il y a par exemple des hommes qui peuvent attraper une femme dans l’adultère, le supposé mari de cet homme n’a nulle part où se plaindre. Toutes nos demandes auprès du bourgmestre, c’est de clarifier sur le prix, puisque dans la lettre, le bourgmestre n’a pas dit combien on est en train de demander avec des risques de se faire rançonner », a-t-il déclaré.
Déjà lancée, cette campagne rentre dans le cadre des festivités de Pâques 2024. C’est ce qu’indique le bourgmestre de la commune Bulengera, le Commissaire supérieur principal Ilunga Mungendi Willy, dans une note circulaire du 22 février 2024.
Glodi Mirembe