Nord-Kivu: de femmes agricultrices contraintes de renoncer à leurs champs suite à l’insécurité dans l’Est (LOFEPACO)

“La situation sécuritaire précaire ne permet plus à la femme agricultrice de l’Est de la République démocratique du Congo de produire assez pour nourrir sa famille et ravitailler d’autres centres de consommation”. Il s’agit de l’affirmation de la coordinatrice de la Ligue des organisations des femmes paysannes du Congo (LOFEPACO).

Sa coordinatrice, Zawadi Vihumbira Kahindo l’a révélé à RADIOMOTO.NET le samedi 23 mars 2024, à la clôture du 24ème parloir de cette organosation tenue à Butembo.

Selon Zawadi Vihumbira Kahindo, si certaines paysannes peuvent encore accéder bien que difficilement à leurs champs; d’autres n’en ont plus accès suite à une insécurité sans précédent. Cette dernière est orchestrée par les rebelles de Forces démocratiques alliées (ADF), par le M23 et par d’autres groupes armés.

La conséquence directe c’est que la production en denrées alimentaires a sensiblement baissé impactant aussi le bon fonctionnement de certaines organisations paysannes, se désole Madame Zawadi Vihumbira Kahindo.

Elle invite le autorités sécuritaire à peaufiner de nouvelles stratégies pour la sécurisation des zones de l’Est du pays pour que les habitants retournent dans leurs milieux de vie habituelle et de relancer les activités agricoles.

« Cela est due par le fait que la situation n’a pas été bonne surtout dans nos zones d’intervention. L’insécurité était l’élément principal qui nous a poussé à ne pas atteindre nos réalisations, parce que nous accompagnons les femmes paysannes dans les milieux ruraux. La majorité de ces femmes sont dans l’Est du Congo. Nous avons connu beaucoup de difficultés. Nous recommandons à notre pays de continuer à nous aider pour l’instauration de la paix dans l’Est du pays », a-t-elle encouragé.

Il sied de signaler que plusieurs entités des territoires de Rutshuru, Masisi, Beni, Irumu, Mambasa, ne sont plus accessibles suite à l’insécurité imposée aux habitants par les rebelles locaux et étrangers. C’est entre autres les miliciens Maï-Maï, les rebelles de l’ADF et M23, actifs au Nord-Kivu et en Ituri.

Glodi Mirembe

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