Nord-Kivu : REDHO dénonce les tracasseries des Wazalendo sur les civils à Lubero
Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) décrie le taux élevé des tracasseries menées par les groupes armés dits Wazalendu en territoire de Lubero (Nord-Kivu), plus particulièrement dans sa partie Est. Cette Association sans but lucratif (ASBL) s’est exprimée dans un communiqué de presse signé le 25 mai 2024.
Le REDHO fait allusion aux villages Kauli, Iremera, Mubana, Vukendo, Isolu, Kasisi, Bukununu, Lunyasenge, Vyanze et plusieurs autres entités dudit territoire. À en croire Maître Muhindo Wasivinywa, le coordonnateur, ces tracasseries sont caractérisées par les cas des tortures, des coups et blessures volontaires, des menaces d’exécution sommaire, les monnayages des jetons mensuels puis l’installation des barrières.
À cela, le REDHO joint aussi l’organisation des travaux forcés, les recrutements des enfants mineurs dans leurs groupes, des viols, l’Extorsion des biens et plusieurs autres abus de droits humains.
Pour cette structure, « le comportement de ces groupes armés serait à la base de déplacement de certains habitants, des victimes qui tombent parfois malades à cause des tortures, traitements inhumains et dégradants ».
Face à cette situation, REDHO appelle les services de sécurité à traquer tous les malfrats qui maltraitent la paisible population. Il charge l’Etat, s’il reconnait réellement la présence de ces groupes armés dans cette zone, d’assurer leur prise en charge en ce qui concerne la restauration, l’habillement, le transport, les soins-médicaux, la communication et autres.
REDHO attend aussi de l’administrateur du territoire de Lubero l’organisation d’une séance de moralisation en faveur des leaders des groupes armés.
Pour rappel, le 3 septembre 2023, un décret du gouvernement de la République démocratique du Congo a légalisé la présence des milices au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ce qui a créé une coalition anti-M23.
Visesa Louangel