Butembo : un enseignant en Agronomie à l’UCG donne des astuces pour prévenir contre la chenille ‘‘qui ravage la culture du maïs évaluée à plus de 10 millions $ chaque saison au monde’’

Plusieurs voies existent pour prévenir la chenille qui ravage actuellement le produit évalué à plus de 10 millions de dollars américains dans la culture du maïs, chaque saison, au monde. Il s’agit d’une révélation d’un chercheur et enseignant en Agronomie à l’Université catholique de Graben (UCG). RADIOMOTO.NET l’a abordé, ce jeudi 06 juin 2024, journée internationale dédiée à la lutte contre les insectes ravageurs des plantes.

Le Chef des travaux (CT) Kambale Mbusa Héritier a, d’abord, défini le ravageur comme tout animal qui détruit un autre être vivant. Concernant la végétation, il s’agit d’un parasite d’ordre d’insectes, dont la chenille, qui ravage les cultures à la recherche de quoi vivre.

Après quoi, le chercheur a démontré qu’il est possible de prévenir notamment la guerre de la chenille, dont la cible principale est le maïs dans le monde. Parmi les modes de prévention, le Chef des travaux, Kambale Mbusa Héritier, a cité le respect du calendrier agricole, comme meilleure lutte.

Il s’agit de semer à la période de pluie qu’à la saison sèche, car c’est au cours de cette dernière que la chenille prolifère. En Outre, le Chercheur propose le choix de la variété résistante à semer et l’usage des insecticides de synthèse et botaniques.

« Une autre méthode qu’on peut essayer d’utiliser, c’est l’utilisation des insecticides de synthèse, comme « rocket », « dudu power », et autres efficaces contre cette chenille.  On peut aussi recourir aux insecticides botaniques. Il y a des plantes qui ont cette capacité d’insecticide. C’est comme le pyrèthre (kilatere), le purin d’ortie (Kyatsinge), le bidenpilosa (Vukutho), … On peut aussi utiliser la plante de tabac ou le tabac lui-même. Mais pour que ces extraits de plantes soient efficaces, il serait mieux de commencer la lutte avant la présence de la chenille à l’intérieur de la plante », a-t-il déclaré.

Le Chef de travaux Kambale Mbusa Héritier regrette que, faute de moyens financiers ou de courage, les agriculteurs ont du mal à riposter contre la chenille. Selon lui, les dégâts déjà causés par cette chenille au niveau du rendement sont estimés à plus de 10 millions de dollars, par saison, surtout dans des provinces, où l’aliment de base est le maïs, comme dans l’ex-Katanga et l’ex-Kasaï.

Patrick Kalungwana

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