Beni : un mouvement de vigilance patriotique dépose aux députés un cahier de charge de la population longtemps meurtrie
Le Mouvement de vigilance patriotique a déposé au caucus de députés élus du territoire de Beni un cahier de charge contenant les attentes de la population au cours du mandat en cours. Il s’agit entre autres des questions sécuritaires, judiciaires, éducatives, économiques et sociales des populations.
Selon Kasereka Mathe Gerkas, responsable du Mouvement de vigilance patriotique, ce cahier de charges a été déposé jeudi 25 juillet 2024 à Vulambo au cours des échanges entre élus et population locale.
Dans ce document exploité par RADIOMOTO.NET, ce mardi 30 juillet 2024, le Mouvement de vigilance patriotique démontre que la situation sécuritaire dans le territoire de Beni ne cesse de se détériorer au jour le jour.
Gerkas Mathe note que les rebelles des Forces démocratiques alliées ADF massacrent les civils et incendient des maisons. Aux côtés de l’insécurité, il fait observer que la gratuité de l’éducation déjà instaurée au pays est une mesure mise en place sans politique d’accompagnement.
Le président de ce mouvement fait référence à l’absence d’infrastructures suffisantes pouvant accueillir les apprenants et à la non-prise en charge des enseignants. Car, dit-il, les enseignants toucheraient des primes de brousse.
Par rapport à l’économie, Gerkas Mathe a noté que le taux de change constitue un obstacle pour le développement économique des civils. Parlant de la justice, le mouvement citoyen signale qu’il est inconcevable que la corruption et les détournements deviennent monnaie courante dans des institutions du pays sous l’œil des autorités judiciaires.
Au regard de tous ces problèmes, le Mouvement pense que les députés du territoire de Beni devraient plaider la cause des habitants pour l’amélioration de leur quotidien. Ce, en exigeant du gouvernement l’évaluation des opérations militaires contre l’ADF à Beni, le renforcement de la sécurité dans des entités et autour des frontières entre la RDC et les pays agresseurs.
La structure citoyenne pense aussi que les députés devraient pousser le gouvernement à mettre en place des mécanismes d’accompagnement pour de la gratuité de l’éducation. La construction des infrastructures scolaires s’avère urgente, selon ce mouvement citoyen.
Glodi Mirembe