Butembo : REDHO appelle à examiner les cas des habitants aux arrêts sous prétexte d’être ‘‘Maï-Maï’’
Accusés d’être de miliciens Maï-Maï, certains habitants de la ville de Butembo et ses environs avaient été arrêtés par les forces de sécurité. Quelques-uns croupissent encore dans différentes maisons de détention dans la région. N’est-il pas possible de libérer ces combattants arrêtés avant, dès lors que le gouvernement reconnait officiellement ces groupes de défense populaire. RADIOMOTO.NET a posé la question à un avocat et défenseur de droits humains.
Pour Maitre Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), les autorités compétentes et les tribunaux doivent bien examiner cette question, cas par cas. Cela, pour bien établir les responsabilités des uns et des autres dans ce dossier conformément à la loi du pays et pour une bonne cohésion.
« Par rapport à ces jeunes, à ces papas, à ces filles qui ont été arrêtés avant que les autorités acceptent de collaborer avec ces patriotes, ça dépendra des cas de chacun. Puisque au niveau de notre organisation, c’était une question qu’on se demandait. Il y a des jeunes qui ont été arrêtés puisqu’on les a rencontrés dans une réunion afin de les sensibiliser pour devenir des Maï-Maï. Le fait d’être tatoué, en droit congolais, n’est pas une infraction », a-t-il rappelé.
Pour tous les patriotes qui ont été arrêtés innocemment ou condamnés, cet activiste des droits de l’homme pense qu’ils peuvent bénéficier d’une amnistie ou d’une grâce présidentielle et obtenir leur libération.
« Maintenant qu’il y a ceux qui ont été condamnés, ils peuvent être libérés par amnistie. C’est-à-dire, on vote une loi qui pardonne à tous ces jeunes qui ont adhéré dans ce groupe d’autodéfense avec l’intention de libérer le pays. C’est possible », a-t-il ajouté.
Il convient de noter que le REDHO compte réaliser un monitoring au niveau des prisons de Butembo, Beni et Goma pour inventorier tous les jeunes qui ont été condamnés ou qui sont en détention parce qu’ils ont été accusés de participation à un mouvement insurrectionnel, surtout des anciens groupes Maï-Maï, aujourd’hui devenus groupes de jeunes volontaires dits « Wazalendo ».
Ngunza Mapasa