Beni : certains ‘‘Wazalendo’’ cantonnés au stade Kangayimbi hésitent à dégager de ce lieu
Sommés de regagner leurs domiciles, quelques jeunes volontaires pour la défense de la patrie n’ont pas encore libéré le stade de Kangayimbi à Beni. Ils se sont installés dans ce lieu public depuis un mois pour exiger une formation militaire accélérée afin de combattre l’ennemi. L’appel des autorités relayé, le mercredi 21 août, par le maire policier de Beni, n’a pas rencontré les entendements de ces compatriotes qui se disent prêts à apporter leur soutien à l’armée.
Certains de jeunes volontaires parmi ceux rencontrés par RADIOMOTO.NET au stade de Kangayimbi ce jeudi, au lendemain du message du maire, les appelant à quitter ce lieu en attendant d’autres directives de la hiérarchie, ont émis un questionnement.
« (I) Nous voulons entrer dans la brousse et voir qui est cet ennemi. Quand il nous demande de quitter ici, il faut qu’il nous dise si c’est pour quel but et/ou cause. Ce n’est pas que nous refusons d’y quitter. (II) Nous ne sommes pas venus tracasser. Nous sommes venus pour protéger notre population », ont-ils déclaré.
En réalité, ces jeunes ne veulent pas intégrer les FARDC, ils voudraient plutôt être formés pour travailler d’une manière autonome, mais en appui aux FARDC pour combattre, notamment les ADF et d’autres groupes rebelles, ont-ils déclaré.
« (I) L’armée a ses logiques. Et nous, volontaires, avons notre logique. Ceux qui veulent intégrer l’armée, ils vont le faire (II) Moi, je voudrais rester ici pour protéger ma ville natale. Je ne veux pas être affecté très loin alors que chez nous, on est en train de souffrir (III) Nous voudrions à ce que nous-mêmes puissions entrer dans la brousse et voir ce qui ne va pas là-bas », ont-ils clarifié.
Mercredi, le maire a demandé à ces jeunes de quitter ce stade pour des raisons sécuritaires en attendant d’autres directives de la hiérarchie. Lors de son passage à ce lieu le 20 juillet, le chef d’état-major général adjoint en charge des opérations et renseignement des FARDC avait encouragé ces jeunes volontaires et les avait confiés au commandant en charge des recrutements au sein de l’armée dans la zone.
Plus de 50 jeunes s’étaient, à cet effet, fait recruter au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), indiquent nos sources.
Milan Kayenga