Ituri : au moins 4 morts dont un militaire dans une attaque ADF sur la route Mambasa-Komanda

Des présumés rebelles d’Allied democratic forces (ADF) ont tué 4 personnes, dont un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la matinée de lundi 26 août 2024, dans le village Bahaha, Chef-lieu de la chefferie des Babila-Bakwanza. C’est à 40 kilomètres de Mambasa-Centre sur l’axe Mambasa-Komanda. La nouvelle est rapportée à RADIOMOTO.NET, ce mardi 27 août 2024, par la coordination territoriale de la Nouvelle société civile de Mambasa en province de l’Ituri.

Son président, Jospin Paluku note qu’à part les 4 personnes tuées, ce sont les maisons d’habitation qui ont été incendiées aux côtés de 7 motos et un véhicule marque Fuso. Un centre de santé de Bahaha a aussi été pillé par ces rebelles au cours de cette attaque rebelle.

La Nouvelle société civile du territoire de Mambasa déplore cette nouvelle incursion et dit ne pas comprendre cette dernière, vu que le village de Bahaha héberge une position militaire des éléments FARDC.

La société civile menace de descendre dans la rue si un tel cas s’enregistre. Une façon de dénoncer la passivité des forces loyalistes dans la zone.

« Le bilan provisoire est de 3 civils et un militaire tués. 7 motos ont été calcinées. 13 maisons ont été incendiées. Plusieurs autres civils dont des hommes et des femmes, ont été pris en otage. Jusqu’à présent, nous n’avons pas leurs effectifs exacts », a-t-il déclaré.

Plusieurs civils ont été pris en otage par les présumés ADF au cours de cette attaque. Par ailleurs, en chefferie des Babila-Babombi, c’est un mouvement suspect de ces mêmes rebelles qui est signalé, depuis l’après-midi de lundi.

À en croire nos sources, c’est précisément à Kasopo, au village de Makusa, environ 6 kilomètres de Njiapanda-Bella, Chef-lieu du groupement Mambembe-Bella.

Selon les premières informations, il s’agit des hommes armés vêtus en tenue similaire à celle des FARDC, qui ont d’ailleurs capturé certains agriculteurs.

Lundi dernier, l’information a semé la psychose au sein des habitants du village de Makeke et de la commune de Mangina.

Glodi Mirembe & Aristote Sabuni

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *