Beni : la société civile dénonce les tracasseries routières qu’endurent les cultivateurs et opérateurs économiques à Mangazi

Les cultivateurs et opérateurs économiques se disent asphyxiés par non seulement le vol des cacaos, mais aussi une nouvelle forme de tracasserie routière attribuée aux militaires des FARDC jalonnés sur la route des dessertes agricoles Oïcha-Beu Manyama en territoire de Beni.

Les plaintes des victimes sont parvenues à la coordination territoriale de la société civile qui a dépêché une équipe sur terrain. Les enquêteurs indiquent avoir déploré une dizaine de barrières sur cet axe routier long de plus ou moins 45km.

Non sans preuves, la société civile ajoute que les militaires loyalistes prélèvent le un dixième du poids de Cacao de tout cultivateur en provenance des champs, surtout à hauteur du village Mangazi.

« Aux côtés du vol du cacao, il s’organise une tracasserie militaire : tout le monde qui passe avec un sac de cacao est sommé de payer. Ça dépend de l’humeur d’un militaire qui est là-bas. Il peut te dire que non, vu tout ce que tu transportes, tu dois me faire 5 mille francs et c’est comme ça. On dirait à la douane. Il y a d’autres barrières, plus de 4, où l’on évalue les kg qui peuvent être dans votre colis. Si vous avez 50 kg, on vous dit de payer 10 % de votre colis. Cela se passe chaque jour. Il y a plus de 4 barrières de part et d’autre du village de Mangazi et la population est mue, craignant pour sa vie. Certains militaires qui sont là sont accusés d’avoir organisé une bande de voleurs », indique Richard Kihimba de la société civile.

En réaction, le Commandant du Secteur opérationnel Sukola I Grand Nord et Coordonnateur des opérations conjointes FARDC-UPDF, le Général Major Bruno Mandevu dit avoir instruit, le vendredi 06 septembre dernier, l’Auditeur Militaire de Garnison de Beni d’enquêter sur les allégations de tracasseries aux barrières dans le Grand Nord.

En effet, tous les militaires, policiers et autres agents de sécurité qui s’adonnent à la pratique illégale et honteuse de récolte de dîme de cacao et autres produits champêtres aux barrières et sur les routes des dessertes agricoles seront déférés devant l’auditorat militaire, indique-t-il.

Siku Province

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *