Butembo : des personnes âgées dépourvues d’un traitement médical faute de moyens (ASSTA)
Les personnes âgées vivant à Butembo et environs sont confrontées à plusieurs difficultés. Certains sont malades et ne bénéficient malheureusement d’aucun traitement médical faute de moyens. C’est le constat de l’Association des sages solidaires de troisième âge (ASSTA) lors de la campagne de collecte de biens en faveur des personnes âgées en juin dernier.
Muhindo Safari Norbert, coordonnateur d’ASSTA au Grand Nord-Kivu, l’a dit à RADIOMOTO.NET, le mardi 1ᵉʳ octobre 2024, à l’occasion de la journée internationale des personnes âgées.
À en croire, à Butembo et ses environs, les personnes âgées malades sont nombreuses dans la communauté que dans des structures sanitaires, puisque certains n’ont pas de moyens pour se faire soigner.
D’autres ont été remis à la maison par les soignants, vu leur état de santé qui ne s’améliore pas. Il indique que son association s’emploie pour aider ces personnes malgré ses moyens limités.
« On a constaté que les malades âgés sont nombreux à la maison que ceux qui sont à l’hôpital. Alors, si Dieu nous prête vie, on va s’organiser puisque les moyens financiers nous manquent », a-t-il affirmé.
Le coordonnateur d’ASSTA recommande ainsi aux enfants de veiller sur leurs parents une fois vieillis. Safari Norbert appelle aussi le gouvernement à rétablir la paix, car la guerre a poussé plusieurs vieux et vielles sur le chemin de l’exode. Une situation qui ne leur permet pas de bien vivre.
« Que le gouvernement voit comment ces personnes âgées survivent en ville de Butembo. Elles sont logées dans les familles d’accueil. Un père d’enfants âgé n’a pas un moyen à faire, et ne retrouve plus dans son bain. Nous voulons que la sécurité revienne encore, surtout dans les milieux ruraux puisque c’est là où on produit même de la nourriture », a-t-il exhorté.
En juin 2024, l’Association des sages solidaires de troisième âge (ASSTA) a organisé une campagne de collecte des biens en faveur des personnes âgées malades vivant à Butembo.
Joëlle Mwenge