À Lubero, des déplacés de guerre appellent les ONG à tenir compte de leurs besoins prioritaires

Certains déplacés de guerre à Lubero-Centre demandent aux organismes humanitaires de tenir compte de leurs besoins prioritaires pour toute aide humanitaire leur destinée. Ils l’ont fait savoir au début de cette semaine après une grogne observée, jeudi dernier, lors de la distribution humanitaire par l’organisation AÏDES sous l’appui de l’UNHCR. La société civile de Lubero rejoint la demande desdits déplacés.

Des kits des dignités ont été déchirés par quelques bénéficiaires, estimant ne pas être une priorité en cette période. Ces kits ont été donnés à 1.500 bénéficiaires, alors que 1.000 autres venaient de bénéficier des ustensiles de cuisine offerts par UNHCR via l’ONG AIDES.

Pour certains déplacés de guerre, le donateur n’a pas tenu compte des besoins prioritaires en cette période de crise sécuritaire.

« L’hygiène menstruelle étant aussi importante, mais ne constitue en aucun cas une priorité devant la famine », ont-ils fait savoir.

Joint au téléphone, un membre de l’organisation AÏDES a martelé qu’une étude de faisabilité par rapport à cette distribution avait été effectuée par l’organisation INTERSOS.

La société civile de Lubero, de son côté, estime que la première assistance devrait répondre à la préoccupation primaire des déplacés de guerre et des familles d’accueil qui n’est autre que la famine et les soins de santé.

« Pour que l’aide soit acceptée, il faut beaucoup plus tenir compte du besoin réel de la population et voir comment cibler les vrais bénéficiaires. Quand ils ne sont pas bien ciblés, ça crée toujours des problèmes. Et on trompe facilement les évaluateurs qu’on est déplacé », a exhorté Muhindo Tafuteni, président de ladite structure citoyenne.

Mercredi dernier, la grogne de quelques déplacés de Lubero-Centre a perturbé la distribution humanitaire du UNHCR par l’entremise de AÏDES. Des femmes ont déchiré des kits de dignité tout en jouant au jeu de pierre. C’est après conscientisation que la distribution a continué jeudi dans un climat de peur et de méfiance, des bénéficiaires contraints d’accepter le kit malgré eux.

Justin Kasembo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *