Élection de la RDC au Conseil des droits humains de l’ONU : un soulagement pour les défenseurs congolais des droits humains (REDHO)

L’élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits humains de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) est un soulagement pour les défenseurs congolais des droits humains. Il s’agit d’une conviction de Maître Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), ce jeudi 10 octobre 2024. Ce défenseur des droits humains s’est exprimé au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET.

Tout en n’étant pas d’accord avec ceux qui pensent que la RDC ne mérite pas cette place, Maître Muhindo Wasivinywa trouve plutôt que le pays st mieux situé au regard de l’arsenal juridique de protection des droits humains mis en place au niveau provincial et national.

Le coordonnateur du REDHO est convaincu que les rapports sur les violations des droits humains en RDC ne seront plus gelés parce que le délégué congolais sera là pour défendre la cause du pays.

« D’abord, ça sera un avantage pour le pays puisque toutes les violations qui seront documentées par-ci par-là ou tous les cas d’abus qui seront constatés, on aura l’espoir qu’ils vont chaque fois atteindre les décideurs », a-t-il démontré.

Quant à savoir si l’acquisition de cette place au sein de ce grand Conseil international peut booster les bonnes relations entre les pays de la sous-région de Grand-Lacs, le coordonnateur du REDHO reste dubitatif. Pour lui, la politique est une chose et les droits humains en sont une autre.

« On a constaté que la politique est différent du droit de l’homme. Le peu d’expérience que nous avons dans le domaine des droits humains, plus de 10 ans dans ce domaine, a démontré que la politique a certaines réalités. Il en a qui ne visent que leurs intérêts, peu importe les abus ou violations qui pourront se commettre. Nous pensons qu’étant membre tous du Conseil des droits humains, peut-être, on pourra chaque fois dénoncer avec preuve à l’appui de telle ou telle autre bavure », a-t-il espéré.

Il convient de noter que la République démocratique du Congo siègera au Conseil des droits humains de l’ONU, à Genève, pour un mandat de trois ans.

Kakule Kilumbiro

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