Guerre du M23 : situation tendue au sud de Lubero
Carte de Lubero au Nord Kivu
La situation est restée tendue, ce mercredi 04 décembre 2024, dans la majeure partie du sud du territoire de Lubero (Nord-Kivu). Pour cause, des tirs avec armes lourdes et légères ont été entendues dans les quatre coins de la zone.
Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo soutenus par les résistants Wazalendo ont lancé des attaques simultanées contre cinq à six positions M23 à Katwa (entre Kirumba et Kikuvo), à Mighobwe, à Luofu, à Miriki-Kataro et plus au nord vers Matembe.
Les combats de ce jour ont obligé un arrêt général des activités dans cette région, les écoles n’ont pas fonctionné, les activités du marché de Luofu qui se passent mercredi n’ont plus eu lieu.
De Kikuvo à Kirumba, Kaseghe, etc, c’était la panique de la population et l’audition de fortes détonations. Pour le bilan de deux côtés, pas de précisions. Toutefois, quelques civils ont été touchés par balles dans les quartiers proches des zones de combats. À Kirumba, par exemple, des blessés sont signalés dont un serait déjà mort.
La coalition FARDC-Wazalendo est parvenue à déloger les M23 de leurs positions de Katwa jusqu’à les poursuivre dans la vallée de Kyahulwa. Pour les autres zones de combats, les rebelles du M23 ont lancé des bombes dont jusqu’à présent, on ignore le bilan humain, mais avec beaucoup de dégâts matériels sur l’environnement et les infrastructures publiques et privées.
À Bwatsinge, 7 kilomètres au nord de Kirumba, un enseignant d’une école primaire qui était dans sa parcelle a été, lui aussi, touché par balle et a rendu l’âme par la suite.
Ces combats constituent un casse-tête pour la population de la région de Miriki jusqu’à Matembe, qui demeure sans communication téléphonique. Aussi, la population vit dans la famine, vu que les marchés publics n’ont pas été accessibles cette semaine, une situation aggravée par le refus par le M23 de permettre l’exploitation des champs proches de leurs positions par des civils depuis quelques semaines.
Ceci se passe alors que tout Kaseghe, Mighobwe, s’est déjà déversé à Kirumba et Kayna où ces populations vivotent dans le manque de nourriture, car ayant abandonné champs, maisons, etc.
La Rédaction