Butembo : l’animateur-radio “Igwe”, père de plus de 60 enfants, meurt à l’âge de 48 ans
Mort le mardi 24 décembre dernier, l’animateur-radio Kamathe Kasayi Pilipili Benjamin dit “Igwe” repose désormais au cimetière public Les Copains. Il a été enterré après un culte de recueillement en son honneur, ce lundi 30 décembre 2024. Les cérémonies ont eu lieu dans la concession de l’abattoir public à Kasongomi, où sa famille a affirmé qu’il laisse derrière lui plus de 60 enfants.
Devant des milliers de fans de l’illustre disparu, plusieurs membres de la famille biologique, des collègues dans plusieurs domaines, le représentant du maire de Butembo et plusieurs autres personnalités, plusieurs discours ont été prononcés.
Parmi les discours prononcés, celui des membres de l’animation Volcan, une émission populaire initiée par le défunt lui-même. Le secrétaire de l’animation Volcan, Katya Kaghoma Lughusa, a directement coupé court aux rumeurs sur un quelconque empoisonnement de Igwe Benjamin Pilipili, parlant ainsi d’une mort naturelle.
“En vrai dire, notre père n’a pas été malade. Parce que certaines personnes sont en train de dire qu’il a été empoisonné. Le mardi, il est sorti de la maison. Vers 12h, il est encore rentré. En arrivant, il a dit à sa femme qu’il se repose. Après un certain moment, il s’est levé, il a dit à sa femme de préparer son dîner, puis il est rentré au lit. Vers 16h, il a encore appelé sa femme. Il lui a dit qu’il a besoin d’un massage au dos. Pendant le massage, il ne s’est pas bien senti. C’est là que sa femme a pris la décision d’appeler son médecin : le docteur Katirisa. Ce dernier est vite arrivé. Après son constat, il a conformé sa mort”, a-t-il expliqué.
C’est après cette étape que la prédication a pris place. À la fin, le cortège funéraire a pris la direction du cimetière Les Copains où a été inhumé Kamathe Kasayi Pilipili Benjamin Igwe.
Né le 21 janvier 1976, Igwe Pilipili meurt à 48 ans. Selon le témoignage de sa famille biologique, Igwe laisse derrière lui plus de soixante orphelins et plusieurs veuves.
Esther Vwiravwahali