Butembo : le Centre de transfusion sanguine lance une campagne de collecte de sang en faveur des victimes de guerre au Nord-Kivu

Suite aux massacres enregistrés dans plusieurs parties de la province du Nord-Kivu, les hôpitaux exerçant dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo sont en carence de sang. Ainsi, le Centre de transfusion sanguine (CTS) est en campagne de collecte de sang en faveur des victimes de la guerre au Nord-Kivu. 

Le docteur Benda Masehi Trésor, médecin responsable du CTS, plateau technique de Butembo, l’a dit au cours d’une communication devant la presse bubolaise ce vendredi 31 janvier 2025. 

Selon lui, la situation sécuritaire, notamment dans le territoire de Lubero et Beni mais aussi dans la ville de Goma a augmenté besoin en sang, notamment chez les enfants anémiques de moins de cinq ans, les femmes qui perdent le sang lors de l’accouchement et les accidentés sur la voie publique. 

Reconnaissant que Butembo a plus des donneurs qu’ailleurs dans la province, le docteur Benda informe qu’actuellement le CTS/Butembo est loin de couvrir le besoin de tous les hôpitaux de la région. Ainsi sensibilise-t-il la population au don de sang.

“Vu le contexte dans la partie sud de la province, avec augmentation accrue de la demande des produits sanguins dans les hôpitaux de toute la province, et l’impossibilité de mobiliser les donneurs dans plusieurs contrées, nous lançons un message de détresse aux autorités politico administratives, ecclésiastiques, associatives et toutes les couches sociales de la ville de Butembo et ses environs pour la mobilisation au don bénévole de sang pour sauver les vies de nos compatriotes”, a-t-il exhorté. 

Après disponibilité du stock, les mesures seront mises en place pour faire parvenir le sang dans la ville de Goma où sont enregistrés plus des nécessiteux, a fait attendre le docteur Benda Masehi Trésor. 

Le CTS Butembo accueille les donneurs à son bureau sis sur avenue Matokeo no 61 au rond-point Kavitero du lundi au vendredi de 8h à 16 heures locales.

Esther Vwiravwahali et Anges Kavuya

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