Butembo : la Caritas conseille “une sexualité responsable” pour lutter contre le cancer du col de l’utérus
Une sexualité responsable reste un remède efficace dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il s’agit du conseil du docteur Johnson Tsongo Katirisa, obstétricien-gynécologue, chargé de la santé sexuelle et reproduction au bureau de la Caritas Développement de Butembo-Beni. Il s’est confié à la presse ce mardi 4 février 2025 à l’occasion de la célébration de la journée mondiale contre le cancer.
Le docteur Katirisa a, avant tout, indiqué que le cancer du col de l’utérus est causé par le virus du papillome humain qui se développe au niveau de la partie interne de l’organe génital. Une fois les virus développés, ils se transmettent d’une femme à l’autre à travers un partenaire masculin qui les propage par le rapport sexuel, a expliqué le gynécologue.
“Dans le monde où nous vivons, le virus circule partout. Le virus circule dans les coins. La femme (atteinte par ce virus : Ndlr), quand elle fait le sexe, son partenaire va prendre ce virus. Il va le transmettre à la prochaine partenaire sexuelle. C’est de cette façon qu’il y a une transmission en chaîne”, a-t-il déclaré.
Il cite plusieurs facteurs de risque, notamment le tabagisme, une alimentation inadéquate, la sexualité précoce, le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuels et la multiparité, surtout chez les femmes qui ont plus de cinq enfants.
Le docteur Katirisa prévient que les symptômes n’apparaissent qu’à un stade avancé de la maladie. Il cite certains signes pouvant permettre aux femmes de savoir leur état sanitaire dans ce domaine.
“Quand l’organe devient très atteint, l’organe va commencer à beaucoup saigner. Mais en réalité, ça commence à apparaitre à n’importe quel moment. Un moment, elle peut penser que c’est un saignement génital normal, alors que non. C’est déjà un cancer du col de l’utérus développé. Elle peut faire le sexe et elle trouve qu’elle a du sang sur sa bande hygiénique. Elle trouve que le partenaire quitte l’organe sexuel avec du sang. C’est déjà le point alarmant et la femme peut commencer à avoir des pertes blanches nauséabondes”, a-t-il expliqué.
Ce spécialiste en Santé sexuelle et reproduction conseille un dépistage régulier vu la prise en charge holistique qu’exige le cancer du col de l’utérus et la problématique de système de santé congolais qui nécessite encore un grand soutien.
Il précise que tout ce mois de février est consacré à la sensibilisation ainsi qu’au dépistage au Centre médical African Health Madical Scheme sis sur Avenue De l’Église au numéro 25 du quartier Lumumba en commune Kimemi.
Stanley Muhindo