Butembo-Beni : Mgr Sikuli mobilise contre la consommation des stupéfiants 

L’évêque de Butembo-Beni mobilise toute la communauté contre la consommation des stupéfiants. L’Ordinaire du lieu rappelle que la mesure de son prédécesseur interdisant l’accompagnement chrétien de tout celui qui meurt de cette consommation reste en vigueur. Monseigneur Sikuli Paluku s’est exprimé mardi 18 février dernier au cours d’une interview accordée aux médias Moto après le Conseil médical du Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM). 

Le prélat s’est dit surpris que les maladies, pourtant évitables, soient celles qui déciment la population. Monseigneur Sikuli invite chacun à veiller sur sa santé et celle de son prochain.

“Nous demandons à chacun de nous, là où il se trouve, d’éviter, d’aider son prochain, de vivre de manière évitable. Comme maladies, il y a le VIH, la tuberculose qui, quand on en entend parler, on est un peu surpris de voir que cela fait encore des ravages. Dans les rues, vous voyez des drogués… ce sont des choses qui peuvent être évitées”, a martelé Monseigneur Sikuli Paluku. 

Parlant particulièrement de la consommation de stupéfiants, le pasteur de Butembo-Beni appelle à une sensibilisation tous azimuts, surtout auprès de jeunes dans les CEVB et d’autres rassemblements chrétiens, pour se protéger et protéger les prochains. Il rappelle la mesure de Monseigneur Emmanuel Kataliko, son prédécesseur, celle de ne pas accompagner d’une manière chrétienne tous ceux qui meurent de la consommation des boissons fortement alcoolisées. 

“À chaque niveau, dans nos familles, nos CV, nos cercles, nos mouvements d’action catholique… il faudrait sensibiliser les jeunes à éviter la consommation (des stupéfiants), de veiller à leur propre santé et à ne pas contaminer les autres. Cela dépend d’abord de nous avant que les autres n’interviennent. Il y a aussi la responsabilité de nos autorités peut-être pour interpeller ; elles peuvent prendre des mesures radicales pour interdire la consommation des stupéfiants. Pourquoi Monseigneur Kataliko, d’heureuse mémoire, mon prédécesseur, avait insisté (là-dessus) ? Sa mesure est encore valable. Si quelqu’un meurt, par exemple, de la consommation des ‘vitololo’, il ne peut pas être accompagné de manière chrétienne”, a insisté l’Ordinaire du lieu. 

Monseigneur l’évêque s’est appuyé sur le rapport du BDOM, qui a mentionné l’augmentation de cas de paludisme confirmé, de tuberculose et de nouveaux cas de VIH dans le 72 établissements des soins de santé, membres de cette structure.

Stanley Muhindo

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