Butembo : l’auditorat militaire exige des preuves des accusations portées contre l’auditeur Milose Georges accusé de “cautionner les prisonniers” 

Le dossier sur le monnayage décrié à l’auditorat militaire, garnison de Butembo, refait surface. Les proches de l’auditeur militaire exigent des preuves des accusations portées contre l’auditeur Nkuwa Milose Georges. La réaction fait suite à la dernière déclaration du Parlement Débout de Furu (PDF). 

En effet, le groupe de pression insiste que l’auditeur militaire doit quitter Butembo « parce qu’il demande souvent 1000 dollars américains comme caution de liberté provisoire ». 

Selon le même groupe, « l’auditeur a déjà refusé de libérer des jeunes de Furu et environs ». Pour se faire entendre, PDF a placardé des affiches avec message en swahili, notamment à Furu depuis le samedi 15 mars 2025. « Nous lançons cet appel à l’Auditeur général et au Ministre de la Justice pour demander le départ immédiat de cet auditeur qui nous rançonne », lit-on sur l’affiche du PDF. 

Cette prise de position intervient quelques jours après que le cabinet de Maître Kasereka Kisunga Guy-Guy a dénoncé auprès du Ministère de la Justice en RDC ce qu’il appelle « abus de pouvoir de l’Auditeur militaire de garnison de Butembo ». 

La dénonciation rédigée le 12 février 2025 et reçue le 3 mars 2025 au cabinet du Ministère de la Justice et à l’Auditorat général près la haute Cour militaire. 

Contacté à ce sujet, l’auditeur militaire de Butembo n’a pas souhaité donner une réaction aux accusations lisibles sur les affiches du PDF. Toutefois, nous avons parlé à ses proches pour une version des faits à ce sujet. 

« Nous avons soif de voir les victimes du paiement de cette caution. Nous avons appris que quelqu’un, pour une question de grossesse ou de vol d’une chèvre, est relâché après paiement de 1000 dollars. Est-ce qu’il y a des preuves ? », s’interrogent nos sources, parlant au nom de l’auditeur militaire en mission en dehors de la ville, lorsque nous sommes arrivés à son office de travail, mardi dernier. 

En attendant, le ministre Constant Mutamba et l’auditeur général, que maitre Guy-Guy a joint, ont promis de s’impliquer dans cette affaire pour que justice soit faite, dans un délai raisonnable.

La Rédaction

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